POURQUOI RENONCER A LA MAGIE ?

Posted By Eléazar on 29 août 2010

Voilà une question qui aurait bien du mal à trouver une possible explication en quelques lignes seulement, s’agissant d’un processus évolutif intérieur de bien grande ampleur et muri sur le long terme.

On se lance souvent, pour une aventure de plusieurs millénaires de réincarnations, dans le monde de la magie, parce qu’on perçoit la vie comme ayant certaines choses en excès à éliminer, ou en défaut à lui ajouter. On interfère ainsi dans son encours en fonction du jugement que l’on porte sur le monde, l’estimant imparfait au regard de notre propre « imperfection » tel qu’on entend habituellement ce terme, donc en fonction de soi, et non dans un regard d’absolu détachement. Cela signifie que par la mise en application de l’effet miroir tout-à fait classique dans le phénomène de l’appréhension mentale d’une situation, on ne fait que projeter sur la vie (comme on le fait sur les gens) nos propres manquements, nos propres excès, quelle que soit la qualité de la vie, non pas en terme de confort, mais en terme de force évolutive. C’est ce qui rend si agréable ou désagréable une réalité collective d’ailleurs.

En résumé, celui qui pratique la magie, à quelque degrés que ce soit, le fait souvent pour lui-même, pour sa propre position au sein du monde qu’ainsi il partage avec d’autre, plutôt que d’oeuvrer pour que ce monde partagé s’améliore… pour tous. Il agit pour obtenir ou se débarrasser de quelque chose à titre personnel; ce quelque chose pouvant être un bien matériel, un avantage ou un désavantage, un pouvoir ou une entrave, une réponse, un souvenir, une autre perception de la vie dans une tentative de modelage de la forme prise par la réalité, etc., tout aussi bien que quelqu’un, mais alors toujours dans un sentiment d’appropriation ou de rejet, plutôt que dans un esprit de service désintéressé bien évidemment.

Une expérience ne cesse que rarement avant que plusieurs tours de la question en rapport ait été faits, surtout s’il y a à la clef quelque chose à y gagner pour le mental ou pour l’ego (là, le pouvoir en l’occurrence). Au bout du compte, si l’âme accepte d’apprendre de son champ d’expérience au cours de ses multiples incarnations destinées en partie à l’explorer, tantôt en déjouant les pièges, tantôt en s’y enfouissant, elle finit par comprendre que son apparent contrôle du monde, opéré par sa maîtrise de l’art magique, n’aura finalement servi qu’à une seule et unique chose: aboutir au même résultat que si elle n’en avait jamais usé, à une différence près toutefois. Outre le bénéfice de l’expérience elle-même, elle aura, dans son manque de compréhension, violé la nature à outrance et causé à de multiples niveaux autant de souffrances aux âmes qui l’auront entourée qu’à elle-même.

Le renoncement à la magie intervient au moment même de la compréhension que tout est magie et que rien au monde ne peut y échapper, car le moteur de la magie en tant que telle, sur un plan tant individuel que cosmique, c’est la mise en application constante du plan Divin Lui-même dans lequel chacun s’inscrit et auquel nul ne peut échapper non plus, forcément. C’est aussi la raison pour laquelle, arts magiques ou non, le point d’aboutissement est le même: celui prévu par le plan Divin, quoi que l’on fasse, ce qui inclut la vaine tentative de s’y opposer. Il existe seulement des chemins plus longs que d’autres, tant dépendant du degrés de révolte contre l’ordre des choses durant le cheminement, que de la hauteur de l’orgueil de l’âme exigeant de se substituer à cet irrépressible ordre des choses. Chacun a néanmoins le choix de son chemin. Chacun a tout autant le droit de vivre son cheminement, en interrelation étroite avec celui d’autrui, dans la souffrance d’autrui d’abord, puis de la sienne propre ensuite, inévitablement, mais alors non sans les conséquences en rapport et leurs responsabilités obligatoirement assumées à un moment ou un autre.

Au stade ultime, le magicien obsédé par sa pratique et obstiné dans a quête du pouvoir sur les choses, les gens, et les événements, ne faisant finalement plus oeuvre que de la magie du karma, soit s’englue parfois définitivement dans sa logique de tentative d’échapper aux conséquences en rapport en devenant l’esclave et la proie de ce fonctionnement substitutif systémique, de la magie elle-même en tant que le moyen, et du karma en tant que résultat qui y est naturellement associé, soit il s’en libère tout aussi définitivement par le renoncement total. En fonction de sa capacité de compréhension, il peut bien évidemment renoncer beaucoup plus tôt à son apparent pouvoir sur les choses, mais il n’existe qu’un seul et unique avenir au magicien dès lors qu’il le devient: le renoncement à la magie, car c’est aussi le seule et unique avenir de la magie elle-même!

Ce renoncement peut prendre deux formes distinctes qui finiront forcément par se rejoindre tôt ou tard:
- la sortie du cadre de toute magie,
- l’entrée dans le giron de la magie initiatique.

Les deux possibilités se rejoindront car comme nul ne peut échapper au plan Divin, nul ne peut donc non plus échapper à la magie puisque la simple pensée ou émotion émise, qu’elle soit consciente ou non, le simple regard porté sur une chose, modifie le champ de manifestation en rapport et la réalité qui l’accompagne, dans la constante altération de son continuum. Si cette loi immuable devient consciente et exprimée de façon évolutive pour soi comme pour tous; si, à force de pénétrer plus profondément dans le champ de l’expérience en rapport, nous parvenons ne serait-ce qu’à une aspiration sincère à la maîtrise du phénomène, alors nous entrons de même dans le giron de la magie élevée à son plus haut degrés de réalité: sa qualité « initiatique » ; nous entrons dans le royaume intérieur et extérieur à la fois par répercussion, de l’Archimagie.

Le renoncement à la magie, soit-elle blanche du blanc le plus pur, est une mort initiatique à ce stade, une mort alchimique et transformatrice. C’est entrer dans la cessation mentale d’une opposition contradictoire au plan Divin, dans une stase matricielle intérieure faisant renaître le renonçant authentique à une réalité insoupçonnée, le conduisant vers la magie la plus ultime si son renoncement a été le plus sincère du monde, donc souvent effectué, par le passé du moins, dans l’ignorance même de la nature des conséquences de cette intention manifestée. En somme celui qui renonce à tout, obtient tout, mais ce renoncement implique la parfaite maîtrise de la peur mentale liée au sentiment de la perte illusoire du contrôle. Celui qui se sera investi jusqu’à la mort de l’âme dans la quête du pouvoir absolu n’aura jamais su que le pouvoir ultime aura toujours résidé dans son renoncement même ; s’en éloignant d’autant qu’il aura toujours pensé s’en rapprocher. C’est en cela que le Magicien Initiatique accompli est à la fois et à la perfection le scribe, le transcripteur, et l’exécuteur du plan Divin car même les étoiles lui obéissent… Il n’existe plus de distance alors entre sa volonté et le plan Divin universel, s’agissant d’une Volonté unique inscrite dans l’ordre universel des choses. Si un simulacre de renoncement est néanmoins effectué dans l’attente consciente ou non de ce résultat, il ne sera bien évidemment jamais obtenu car le renoncement est aussi celui à tout attachement, seule condition à l’obtention du tout, non en se l’accaparant, mais en faisant indivisiblement corps avec lui, passant dès lors de « l’avoir » à « l’être ».

La magie, au sens commun du terme, n’est qu’un reflet, un rêve, un cauchemar déguisé, une corruption de l’harmonie, une perte de l’identité propre de celui qui en fait usage, un piège, un gouffre sans fond, une pure illusion.

AUJOURD’HUI, FETE DE L’AGNICUMBANA

Posted By Eléazar on 15 août 2010

Ce jour du 15 août est le jour d’une fête placée sous le sceau du « féminin » sacrée, le plus adamantin qui soit ; manifestation de l’Absolu dans son aspect « coupe ».

La Fête de l’Agnicumbana est celle de l’Assemption chez les Catholiques Romains, où, dit-on, la Vierge Marie est montée aux Cieux avec son corps, sans perdre préalablement la vie. C’est un joli conte mais ce qu’il en fut en réalité est un état de Samadhi (montée spontanée de Kundalini) et donc de fusion de la conscience de veille de l’initiée essénienne qu’était Meryem, avec la Conscience de l’Absolu, par le Baiser de Feu qui lui fut donné par la Conscience dont elle était elle-même la propre inconsciente incarnation, la Mère Divine.

« Agni » est le feu, « cumbana », le baiser… Que toutes les femmes en quête sincère de l’Absolu et que toutes les initiées soient bien conscientes que si leur condition féminine est par nature émotionnellement (donc d’un point de vue astral) moins stable et donc aussi moins aisée à gérer que l’est l’incarnation masculine, elles n’en sont pas moins tout aussi sujettes à l’accès aux plus vertigineux sommets des plus hauts états de conscience, exactement comme le sont les hommes. Ceci n’est pas seulement vrai après que soit révolue leur soumission à leurs cycles, mais dès leur pleine « incarnation karmique » réalisée, à savoir à peu près 21 ans! On a eu l’habitude d’entendre dire qu’étant une femme, on n’était forcément pas au bout des incarnations du Samsara (dans les traditions hindouiste et bouddhiste, exprime la nécessité de se réincarner sans cesses afin de corriger les erreurs des incarnations passées afin de pouvoir atteindre à l’illumination spirituelle) car la dernière de ces incarnations, consacrée à la Réalisation spirituelle, se devait d’être masculine. Si la chose n’est pas fausse, elle n’est pas exclusivement vraie non plus. Ce monde a aussi besoin de (top) modèles spirituels féminins!

Nous vivons les temps de la femme, ne serait-ce que par l’entrée de notre calendrier civil dans le deuxième millénaire de l’ère chrétienne. Nombre d’âmes masculines servant les plans de l’Ombre ont accepté de prendre un corps de femme malgré l’écoeurement que cette idée a pu générer en elles, afin de profiter de ce courant favorable pour pervertir autant que possible cette énergie de manifestation féminine, offrant au monde la démonstration des abus possibles d’une condition féminine pervertie, la faire à la fois craindre et désirer par les hommes, et tenter d’instaurer des conditions d’une domination inique et « démoniaque » sur la polarité masculine à la fin de son règne déclinant. Mes Amis, l’Âge de Diamant sera très féminin, à bien des égards, mais dans l’équilibre harmonieux… de la réunification des opposés complémentaires…! C’est bien l’Amour-Force qui doit irrépressiblement souder ces opposés comme c’est l’Amour-Force qui soude le jour à la nuit, la ciel à la terre, l’été à l’hiver, le commencement à la fin, la fin au re-commencement… l’homme à la femme, le Soleil à Terremère… celui que l’on voit différent de soi à soi-même! Au delà de l’attraction et du rejet, au delà de la sympathie et de l’antipathie, au delà de la ressemblance et de la dissemblance, au delà du bien et du mal, au delà de l’illusion et de la vérité même, au delà de la dualité ou apparence de dualité, il y a l’Amour-Force sans nul opposé que ce soit car en lui tout est contenu (et lorsque « amour » devient « amours« , de masculin ne devient-il pas féminin dans la langue française, mystérieuse et mystique à bien des égards?). Tel est le ferment, le pétri dont nous sommes tous faits en réalité, derrière de rideau de fer du théâtre de marionnettes des apparences froides. Telle est notre matière noble, accueillant la Lumière et la redistribuant à l’infini, qui restaure, abreuve, et oxygène notre âme, et la fait ainsi grandir, en forces et en sagesse, et en la grâce infinie de l’Absolu.

Soyez perméables à la Lumière infinie de la Conscience de la plus pure condition féminine cosmique, celle qui est sans risque de liens avec quelque eggrégore perverti que ce soit (et Dieu sait qu’il y en a). Laissez-vous appeler par Elle et laissez monter le Feu de la Vie Eternelle de la Conscience de la Création en vous. Laissez-vous porter jusqu’aux plus vertigineux sommets par l’appel accueilli avec bienveillance de l’Amour-Force de l’Absolu Féminin qui est Dieu aussi, qui est la Créatrice des mondes ainsi fécondée par le plan Divin, car Elle est vous aussi, car Elle est en vous. Réalisez alors, au moins dans le coeur, l’Union sacrée… Tel est l’Amour, le vrai, et ce n’est que le début d’une histoire sans fin.

Je célèbre en ce jour cette Conscience Suprême du Féminin Absolu et Cosmique: l’Adi Paramashakti. Je célèbre toutes les âmes féminines ayant fait le sacrifice de leur nature en acceptant une incarnation masculine afin de mieux réaliser la mission de leur service de la Lumière en ce monde malgré les perturbations qu’un tel sacrifice est capable de leur causer. Je célèbre en ce jour toutes les femmes de ce monde, et de la Création, jusqu’à la plus noire des démones car en elle demeure cette infime partie qui n’a pas encore péri, et à partir de laquelle elle pourra peut-être refleurir après la nuit glacée sans Dieu, la nuit hivernale du Kali Yuga et de l’implacable règne du karma. Je célèbre les femmes et leur impétuosité, leur force et leur fragilité, leur grâce et leur sensibilité, je célèbre l’infinie grandeur de ce qu’elle sont dans leur nature profonde, et leur naturelle faculté de permettre à leurs compagnons respectifs l’envol vers leurs plus hauts sommets, et les inspirations dont elles sont les muses.

LA CONSCIENCE ET LE RENDEZ-VOUS SACRE

Posted By Eléazar on 2 juillet 2010

Là où se trouve le mental, le Divin n’est pas! Lorsque la pensée est focalisée sur le souvenir du passé ou sur l’idée que l’on se fait de l’avenir, le Divin nous attend ailleurs, en ce rendez-vous de la conscience, rendez-vous auquel nous sommes alors absents en étant déconnectés de l’essentiel, de la source de notre propre essence, du au simple fait que nous ne soyons pas présents dans l’ici et maintenant.

La clef de l’appel de la conscience du Suprême en soi est le silence intérieur (et extérieur autant que possible afin de ne pas faire réagir le mental prêt à bondir comme un jeune chiot au moindre coup de sifflet), et la concentration paisible sur l’instant présent, sur l’ici et maintenant. Cette attitude consiste à se faire “Conscience Coupe”. Une conscience à même d’accueillir la manifestation subtile, l’écoulement en soi, de la Lumière du Soi Suprême par l’effet duquel la vie nous anime, comme toute chose en ce monde, de par notre connexion intime avec lui, avec chaque constituante de la Création de par sa propre connexion avec lui, donc notre interconnexion avec le tout.

On me dit parfois: “Je ne sais pas comment faire pour être ‘conscience coupe’. Je n’ai pas appris à le faire”.

Il est normal qu’on ne sache pas comment faire. Tout simplement parce qu’il n’y a RIEN à “faire”! Le but est justement de ne RIEN faire. De ne RIEN émettre. De ne RIEN vouloir pour soi. De ne RIEN penser. De ne RIEN chercher à éprouver, et dans le cadre de la nécessité du détachement de l’acte, de s’attendre à pouvoir ne RIEN ressentir et à l’accepter d’emblée, ni de vouloir absolument que “quelque chose se passe” de façon à en être satisfait pour soi-même, dans le seul but d’atteindre cette satisfaction. Ne RIEN attendre est le meilleur gage pour donner toutes les chances du monde à notre vibration, alors totalement pure, de déclencher ou non de façon sensible, ce qui doit l’être. Mais que ce soit sensible ou non, le déclenchement se fera assurément…

Si vous me répondez à cela: “Mais alors, si c’est pour ne rien attendre et ne rien obtenir, ça ne sert à rien”, c’est alors que votre quête ne vous mènera nulle part qu’à l’insatisfaction, et donc s’arrête déjà avant d’avoir commencé. Elle s’arrête à la satisfaction mentale de jouir d’un phénomène intellectuellement gratifiant, alors que je vous parle de fusion, au moins partielle mais déjà grandiose, avec la Conscience de la Création. Chercher à satisfaire la conscience mentale c’est bien, car ça permet de prendre conscience par l’expérience que quelque chose existe de bien plus vaste qu’elle. En faire une quête n’est pas dans l’acte juste car c’est alors chercher à ne satisfaire que ce que vous n’êtes pas: le mental, les pensées, l’ego, la personnalité, qui ne sont que vos modes d’expression, et non ce que vous êtes vraiment et qui les pilote en tant que les outils indispensables de votre incarnation actuelle.

Pour atteindre cet état de vacuité, il faut pour cela s’arrêter, dans le silence extérieur si possible, en faisant le silence intérieur. Il faut mettre notre identité mentale sur “pause”. Arrêter le brouhaha de la machine mentale à diviser et séparer, afin d’être enfin et naturellement UN. Il faut alors aspirer au Divin de toutes ses forces, quelle que soit sa “forme” sans la lui imposer, voire sans lui en donner, sans en attendre du tout; la forme étant déjà en soi une limitation. Il faut lancer un appel vers lui, se concentrer sur sa propre nature Divine. Ne rien laisser passer d’autre que ce que nous sommes nous-mêmes en profondeur. Le silence mental lui laissera le chemin libre pour pouvoir passer jusque vers notre conscience de veille, petit à petit. L’appel lancé sera comme une invitation qui lui est adressée afin de nous rejoindre à ce fameux point de rendez-vous de la conscience, et notre aspiration à cette jonction sera comme une lampe allumée dans la nuit afin de l’accueillir, ce qui établira la connexion.

Tout cela… ne le faites pas! Mais VIBREZ-LE! Vivez-le. Voulez-le. Vous verrez les miracles de transformation de vous-même succéder aux miracles de celle de votre vie… mais sans les attendre. VIVEZ-LE parce que vous partirez à la rencontre de votre VRAI MOI, votre nature essentielle. Parce que c’est bon et harmonieux, et pour la seule satisfaction de faire ce qui doit être fait. Soyez assuré que vous participerez ainsi bien plus efficacement à la PAIX et à la SERENITE du monde qu’en militant dans toutes les associations de la planète vouées à la paix dans le monde, sans nier l’importance de tels organismes. Néanmoins ce qu’ignorent les personnes qui les dirigent et y travaillent, c’est qu’elles ont BESOIN de vous dans cet état d’invitation à la fusion pour que leur soit donnée l’énergie, le pouvoir de vaincre, et de faire avancer les choses et les mentalités! Laissez-les être les lueurs, les lampes, les projecteurs, les phares! Mais vous, soyez simplement LA LUMIÈRE.

Et vous sentirez en vous, pour finir, que le pas a été franchi sur le seuil de la Réalisation. Vous qui avez fait des milliards de pas pour arriver jusqu’ici et maintenant, il n’en reste guère qu’un seul à faire, le plus difficile peut-être, du moins au mental car ce pas, croit-il signera sa mort. Ce pas ne signera guère que la fin de son empire sur vous, de son règne tout puissant sur le maintien de votre état d’ignorance aux réalités supérieures et pourtant bien concrètes, faisant obstacle à la connaissance issue de votre connexion avec le Tout… Ce pas est le renoncement à soi-même selon l’idée que vous vous faites de ce que vous êtes. Ce pas est l’acceptation de ce que vous êtes vraiment. Prenez conscience que vous êtes le Divin qui vous habite depuis toujours, et vous le deviendrez définitivement en conscience. Ne croyez pas que vous avez déjà reçu, SACHEZ que vous avez déjà reçu, et vous recevrez. Sachez que vous êtes déjà le Divin en toute chose, et vous le manifesterez.

La porte du Royaume en vous-même et qui ouvre sur le Royaume unique sur lequel donnent toutes les portes murées par le mental collectif présent derrière le regard de chaque forme de conscience, cette porte, vous qui me lisez, n’est distante de vous que d’un tour de la clef que vous ignorez encore tenir déjà dans votre main…

ORGUEIL ET FRAGMENTS DE TEXTE

Posted By Eléazar on 24 juin 2010

Texte d’Alzhamir rédigé pour Archimagie.
Reproduction textuelle in extenso.
8 juin 2010.

Il est vain de s’imposer à qui que ce soit peu importe le sujet puisqu’impérieusement, il n’existe assurément rien qui prouve de manière infaillible que vous ayez raison, que ce soit juste par le simple fait que toutes choses sont relatives et aucune immuable ou encore par l’ acceptation que chacun doit passer par des sentiers fondamentaux du grand Chemin. L’expérience est propre à celui qui l’a vécue et ne peut servir qu’exclusivement à lui en tant qu’agent de connaissances fiables sans pour autant que ces dernières soient considérées comme absolues et il revient à tous de devoir faire de même pour réellement comprendre l’ordre des choses. Par conséquent, on peut servir de guide envers ceux qu’ils le veulent bien afin de les aider à comprendre les raisons qui les poussent à vivre certaines expériences et en quoi ces mêmes épreuves nous ont apporté fruits jadis, mais toujours comme de grands serviteurs plutôt qu’en grands maîtres, en offrant notre aide sans pour autant tenter de faire régner quelque dictature quelconque. C’est pourquoi n’importe quel gourou ou animateur de secte (pour certains d’entre eux, il semblerait qu’ils soient justement plus doués dans l’art d’éblouir que de véritablement aider et vous n’avez sans doute même pas idée à quel point…) ne sera jamais juste dans sa démarche s’il essaie obstinément de convaincre qui que ce soit, même s’il juge détenir la plus haute vérité qui existe et même si c’est effectivement le cas pour les mêmes raisons précédentes…

La vérité s’avère souvent être indécente et déstabilisante, les fondements des évènements étant bien plus profonds que ce dont la majorité des gens en constatent à travers leur voile imposé sur leur visage par l’éducation qu’ils ont reçu. Les gens sont tellement enracinés dans leur défense dévouée de la servitude aveugle de l’orgueil qu’ils ne veulent rien entendre, souvent par paresse de la perspective de l’effort sur soi. Mais pour ceux d’entre vous qui sont guidés de par leur cœur vers des sommets intérieurs toujours plus haut, elle mérite d’être révélée, même si cette révélation peut parfois se montrer dérangeante pour ceux étant bien installés dans leur confort du non-effort, leur ignorance toute voulue, leur satisfaction sans fin de leurs désirs égoïstes de nature animale ou encore infantile et de la vente de leur âme, conséquence d’un désintéressement total de la propre maîtrise d’eux-mêmes. Je ne désire pas critiquer un tableau de la société actuelle, faire l’éloge de belles phrases romantiques d’une illusion d’un monde de sucre et de miel et encore moins d’ idées révolutionnaires et extrémiste dénonçant la cruauté de l’homme ou et de la planète, mais je vous ferai part qu’exclusivement de mon expérience de vie et d’éléments qui s’avèrent être pour moi des repères fiables quant à la conception d’une noble philosophie de vie s’orientant vers la compréhension viscérale de l’Univers. Chacun est libre de voir si ces exemples de ma pensée font vibrer quelque chose en eux…

Pour ceux appelant leur libération de la prison des froideurs dans laquelle ils étaient enfermés, des épreuves sont imposées à l’entité de manière à lui permettre d’être effectivement un jour exempté de toutes limites. Quoiqu’il en soit, nous ne pourrons jamais, au stade de l’évolution qui est celui de l’humain, tenter de passer à côté de la case souffrance sans en investir d’avantage dans des placements karmiques à intérêts élevés. Par conséquent, par une prise de conscience que la souffrance n’est que temporaire, qu’elle ne représente rien dans un chemin de milliers d’années qui se trouve dans un Infini Supérieur, elle ne devient plus… qu’une simple illusion. En étant le Divin, rien ne peut nous arriver, rien ne peut nous faire tomber, rien ne peut nous déranger; il n’y que la vision de Soi chez l’autre, un Amour inconditionnel défiant toutes complétudes sublimes et illusoires entre deux âmes, une confiance inébranlable en les Plans Divins et une totale Unité… La souffrance n’existe qu’un court moment, mais la force née de ce tourment, triomphera dans l’éternel présent.

Peu importe ce qui arrive, nous possédons toujours les outils nous permettant de trouver les solutions déjà présentes en nous puisque justement et irréfutablement, le problème possède sa source d’alimentation à l’intérieur de nous. Nous ne sommes jamais seul en fait, même lorsque toutes nos connaissances proches ou lointaines semblent se révolter contre nous, même quand qu’uniquement le pire semble nous arriver, même si cette sensation est justifiée, à tort ou à raison; il n’y a qu’un vacarme épouvantable d’idées non maîtrisées dans le mental qui tentent de nous faire si injustement croire que nous sommes… seul et impuissant. Pourtant, lorsqu’on se tait et qu’on écoute le silence (oui, c’est bien ça), on se rend compte que le Conscience Divine nous observe à chaque moment, que notre conscience peut se fusionner à elle peu à peu si nous le voulons bien et ce, à chaque instant; c’est le merveilleux pouvoir de l’identification. Le déroulement des choses et bien plus complexe que ce que notre simple personnalité pourrait se faire à l’idée et son objectif sera toujours plus profond que la satisfaction immédiate de nos petites envies personnelles. Je ne souhaite pas faire l’apologie du karma; mais plutôt celle du contrôle de ses pensées, de nettoyage régulier de ses propres ombres, de l’identification au Divin par la conscience, le vide mental et la recherche d’une connaissance plus poussée de la Vie.

Pour ceux lisant ce discours qui peut paraître aux premiers abords à la fois prophétique et fanatique et qui induirait en eux le désir insoutenable de s’étouffer de rire, j’affirmerais que rien n’est irrémissible et qu’il faut effectivement un sacré courage qui n’est pas donné à tout le monde pour ne pas suivre la masse des idées générales qui semble en effet, si bien s’en sortir… Sur ce sujet, Platon, dans son texte « Lakhès » (dont je vous en recommande fortement la lecture), qui est une réflexion très intéressante sur la manière d’accéder et de détenir la vérité, oppose deux personnages: Nikias, qui se base sur l’abstrait pour exprimer ses opinions et Lakhès qui, quant à lui, sur base sur son expérience brute du terrain. Cependant, ce qui est intéressant dans le cadre de mon discours, c’est que l’auteur plaisante et fait la critique, d’une manière subtile, du comportement d’un autre personnage moins important, c’est-à-dire Lysimakhos. Ce dernier attend que les gens se positionnent plus sur une opinion que sur une autre pour tout simplement l’a considérer lâchement comme la vérité! Belle preuve de confiance en soi, n’est-ce pas? Quelques fois, pour changer de destin, il faut tout simplement retenir son souffle pour se donner l’opportunité de quitter le groupe et les sentiers battus afin de se diriger vers la forêt de l’inconnu, en étant seul peut-être, mais en étant tout de même armé de courage, de vigilance et de discernement…

D’un autre côté, pour ceux qui se sentiront visés de la critique d’un tel comportement, si forcément vous m’avez lu jusqu’ici, c’est qu’il y a une envie très profonde incrustée en vous ( peut-être même inconsciente, ce qui ne serait pas très surprenant) au fait de vouloir changer de réalité, quittant de cette manière ce monde si corrompu qu’on vous a dicté depuis votre plus jeune enfant, au risque de recevoir des sanctions draconiennes pour ceux ne s’y conformant pas en sa totalité. Si certaines idées peuvent être choquantes, il faut bien faire certains choix et au risque de décevoir certains, je ne peux pas répondre à leur attente de les réconforter sur ce qu’ils pensent actuellement du monde ou de prôner une satisfaction quelconque de leur égo. L’orgueil est un poison qui coule dans le sang, un pieu pour notre cœur, un venin pour l’élixir Divin présent dans l’âme et le maître incontesté de l’involution. Non plus qu’il créer des tensions inutiles envers nos proches, nous empêche constamment d’évoluer en nous poussant à rechercher la victoire (qui n’est rien de plus qu’une simple défaite intérieure) en dépit de la vérité, mais c’est un aussi une piège face auquel il faut toujours rester vigilant… Effectivement, il y a une multitude de manifestations venant de la part de ce seigneur des vices à l’intérieur du mental, qui sont pour certaines d’entre eux, beaucoup plus subtiles que d’autres, qu’il faut repérer et étouffer en tout temps et à tout prix : ça, c’est le renoncement de soi. C’est peut-être un des plus difficiles d’entre tous si ce n’est pas le PLUS difficile d’entre tous, mais par contre c’est pour l’âme une clef qui lui ouvre la porte d’un nouveau monde davantage supérieur aux autres. C’est une étape cruciale qui se fait peut-être peu à peu, néanmoins elle finit par devenir inévitable, même pour celui qui l’a fuit à toutes allures…

Par conséquent, certains me rapprocheront, avec raison par ailleurs, de tirer un trait trop rapidement sur l’orgueil. En effet, ce dernier est tout de même la conscience de sa propre valeur. Tandis que je suis le premier à avoir confiance en moi en toutes occasions, le premier à se sentir fier des ses victoires du passé et si donc cette fierté est une manifestation de l’orgueil (lorsqu’on y pense bien), je serais en train de me contredire. J’identifie donc deux types d’orgueil :

- L’orgueil comparative qui fait entrer en jeu un autre que nous, qui se manifeste souvent par de petits picotements à l’intérieur de soi et qui doit, comme je l’ai mentionné plus haut, être ignoré en tous moments, car elle véhicule une idée de division. Par contre, il faut beaucoup de pouvoir sur soi-même pour être en mesure de contrôler entièrement cette facette de nous-mêmes. Alors que ceci n’est qu’une hypothèse, si l’orgueil est la connaissance de sa valeur et que toute chose a son exact reflet opposé dans la nature, serait-il possible que ce sentiment appartiendrait entièrement au double qui lui, s’identifierait à nous…?!

- L’orgueil subjective est la véritable conscience de sa propre vertu et ne concerne exclusivement que nous (il n’y a donc aucune comparaison avec autrui, ce qui n’est pas le cas pour l’autre type d’orgueil!). Elle peut s’identifier par l’impression d’être grand et lourd et se manifeste par la certitude de la réussite de nos projets futurs ou encore le plaisir de constater celui qu’on a réussi à devenir par le biais de nombreux efforts générés par la patience et la persévérance. Ce sentiment encourage aussi les autres à reconsidérer leur propre importance et les inspire à arracher les plantes empoissonnés de leur jardin intérieur. C’est une approche d’Unité avec tous dans un contexte évolutif. Pourtant, n’est-ce pas aussi une forme de respect pour le Divin qui est hébergé en nous et une manière de le saluer …?!

Pour une majorité qui serait inapte à accepter une telle déférence de leur propre personne et qu’une telle considération des choses susciterait dans leur mental un sentiment de culpabilité, sachez qu’il est vraiment temps ( c’est même très urgent) de comprendre que tout sentiment de culpabilité est inutile (c’est en fait une technique du double qui, après avoir réussi à introduire une pensée néfaste en vous et de vous avoir poussé à agir autrement que comment vous auriez réellement voulu agir, se retire pour affirmer à tort que tout est entièrement de votre faute et que si vous avez eu l’audace d’émettre une telle pensée, vous devez être sanctionné) et qu’il est même, comme je le dis bien souvent, conforme à la vie de se tromper et ça se révèle même être un moyen efficace de mieux se connaître soi-même en plus d’être une conséquence quelques fois inévitable de l’expérience qui est l’unique raison de votre venue sur terre! Certains renards profiteront de cette connaissance pour ne pas se considérer responsable de leurs erreurs et mettront donc toute la faute sur leur double (parce qu’il est vrai que toute émotion négative vient de lui) alors qu’ils oublieront que le double ne fait que jouer le rôle de quelqu’un qui nous chuchote à l’oreille (un peu à l’image du fameux « petit démon » et du « petit ange » dans notre tête) sans jamais nous pousser à faire une quelconque action! Nous sommes entièrement les maîtres de nos actions et en sommes les responsables, sans jamais en être les coupables! Définir comme coupable revient à se juger soi-même ou un autre en lui donnant une sentence quelconque, ce qui est une chaîne de plus à briser en vue de remporter notre propre libération spirituelle!

La culpabilité est aussi l’invitation des évènements karmiques durant l’incarnation physique. C’est l’acception officielle que l’arrivée de nouveaux tourments dans votre vie se réalise! Comme quoi, tout ce qui nous arrive, arrive justement par le simple fait qu’on l’a voulu consciemment ou inconsciemment, à un moment ou à un autre… Voilà qui explique la raison pour laquelle notre humanité vit actuellement sa situation d’autodestruction.

SOLITUDE DU SERVITEUR DE L’ABSOLU EN CHACUN

Posted By Eléazar on 12 juin 2010

Repousser les limites, franchir les obstacles de contrées intérieures inconnues en autres contrées encore, surtout quand on revient de loin afin de retourner éternellement à la source, même sans l’avoir jamais quittée.

Chercher sans fins, toujours aller plus loin, n’avoir peur de rien et avancer éternellement. Accepter qu’arrive ce qui arrive, et ne combattre que pour le beau, le bon, et le vrai, le sincère, et le mieux du mieux du Possible en le Grand Présent de l’Absolu.

Se sentir parfois bien seul, tellement seul, le cœur autant empli de joie que de tristesse ; la tristesse d’être toujours trop séparé par les formes, la joie d’être pourtant en communion constante avec le tout infini sans fin ni commencement.

Aimer en ne recevant souvent qu’incompréhension et mépris en retour même en n’attendant rien de quiconque sinon la joie de pouvoir donner sans même se satisfaire de la satisfaction de l’autre.

Lutter contre soi-même pour être toujours conforme à soi-même envers et contre tout, accepter d’abandonner derrière soi les illusions qui rassurent, le confort qui apaise, pour entrer dans les champs d’expériences les plus arides afin d’apporter ce qui manque encore à ceux qui le cherchent.

Faire des déserts des vallées verdoyantes pour s’en aller encore et toujours vers d’autres déserts et recommencer éternellement sans profiter soi-même de ce qui aura été entrepris, sinon de la satisfaction de savoir que ça l’aura été correctement et que d’autres pourront y vivre en harmonie. Renoncer à tous les bénéfices de ce qui est entrepris afin que puissent en profiter plus tard ceux qui aujourd’hui en témoignent encore agressivité et incompréhension parfois… Œuvrer en hommage à la vie, célébrant la vie, s’agenouillant devant la vie, sacrée sous toutes ses formes, mais sans romantisme.

S’offrir soi-même au plan Divin et ne jamais se considérer comme étant davantage soi-même qu’autrui, pure illusion d’une séparation qui n’existe pas, malgré la douleur d’une compréhension opposée de la part d’un mental encore propre à la nature humaine.

Avancer avec son courage pour seul compagnon de chemin afin de pouvoir donner à chacun de ce courage s’il en manque encore. Se sentir éternellement apatride, et pourtant à sa place où que l’on soit durant le temps où l’on s’y trouve, comprenant le sens profond de la Présence en l’instant présent, quel que soit le lieu, quel que soit le moment.

Tout cela pour l’amour, pour la force, et pour la seule satisfaction de faire ce qui doit être fait, encore et toujours, pour que simplement la Vie se poursuive infiniment.

LE SOLEIL ET LA TERRE : LA FIN DU TEMPS DE L’OUBLI

Posted By Eléazar on 18 mai 2010

On a tellement l’habitude de le voir briller que nous sommes allés jusqu’à oublier son existence, nous souvenant seulement de lui juste pour pester lorsqu’il n’est « pas assez » présent, ou maugréer lorsqu’il l’est « trop »… Mais le Soleil a une âme et une conscience mes Amis. Elle n’est pas identique à la vôtre car elle n’a pas mentale, mais elle est pourtant bien plus puissante en intensité. Bien consciente aussi ne notre oubli de lui, et de notre manque d’Amour à son égard, de notre manque d’Amour tout court.

Qui se souvient qu’il n’est ni plus ni moins qu’un aspect du Divin Lui-même ? Qui se souvient que si dans l’antiquité des cultes lui étaient rendus, c’était pour cette raison, et non par simple superstition ? Bien entendu les temps de l’Âge de Fer des quelques 36000 ans qui nous précèdent ont connu toutes les perversions comme le culte solaire en Amérique du Sud à l’occasion duquel étaient perpétrés des sacrifices humains, mais combien ont été massacrés au nom du Christ, au nom de Yahvé, au nom d’Allah ? Le Soleil a toujours été omniprésent dans la vie de l’humanité, dans tous les sens du terme, quels que furent les Âges traversés, en Atlantide, en Lémurie, et avant encore en Hyperborée, du temps de l’Âge d’Argent et d’autant plus avant cela, du temps du précédent Âge d’Or. Seule la civilisation de l’oubli, la nôtre, ne le considère que comme le fond d’un décors inerte est sans vie, mais que nos contemporains ne considèrent-ils pas seulement comme tel à part eux-mêmes ; seul objet ou presque de toutes leurs attentions personnelles ? Même les gens rencontrés dans la rue sont bien souvent considérés ainsi… comme du décors en mouvement.

Le Soleil n’a pas besoin de culte ; rien ni personne n’en a besoin, fut-ce Dieu Lui-même…, hormis les divinités perverties et les faux gurus qui utilisent cette énergie de dévotion pour s’engraisser sur le dos de leurs esclaves illusionnés ! Ce dont a besoin le Soleil, c’est de notre conscience et de notre Amour de lui. De notre reconnaissance, de notre CONSCIENCE, tout comme la conscience de la Terre, la conscience des arbres et des rivières, celle des montagnes et des forêts, toutes en ont besoin car toutes font INTIMEMENT partie de nous !

Ceux qui me connaissent savent quelle est ma position face à la Wicca et au luciférisme. Cette position pourtant n’est motivée que par le détournement que le paganisme induit dans l’esprit des gens sincères ainsi abusés mais qui savent pourtant reconnaître à juste titre les consciences du « Petit Peuple » de notre monde et des grandes divinités de la Nature, aujourd’hui toutes ralliées à l’Âge d’Or, ayant délaissé les anciens cultes n’apportant que division, enchainements, et mort sur fond de papillons et de petites fleurs pour l’humain, sur fond de promesses de pouvoir sur l’humain aux esprits de la Nature.

Que l’on me permette alors de saluer fraternellement tous ceux qui, parmi les paganistes sincères n’ayant jamais pu trouver autre chose que le paganisme pour faire écho à ce qu’ils sentaient être vivant autour d’eux, ont su voir au delà de certaines apparences combien le « décors » de nos incarnations respectives est bouillonnant de vie. Que ceux qui pourraient être choqués de mes propos complaisants se regardent en face et voit combien leur attitude de rejet induit un sentiment de division préjudiciable à tous. L’Amour-Force est du à TOUS, la Vérité est en chacun. Chacun en détient une parcelle car chacun en est lui-même une parcelle. Chacun est une parcelle du Divin Lui-même qui, dans son infinitude, est Lui-même LA Vérité Absolue.

Le temps de l’oubli est terminé, celui de l’illusion et des faux-semblants aussi ! Le temps des radicaux, des exclusifs, des fanatiques, des séparatistes, et autres revendicateurs de quelque vérité absolue, soit-ils « unitistes » et soit-disant d’Âge d’Or, du moins en seules apparences trompeuses, le temps des adeptes de la division pour mieux régner EST TERMINE. Que les humanistes sincères pour leur Amour de leur semblables soient bénis. Que les Croyants sincères pour leur Amour de tel ou autre aspect du Divin soient bénis. Que les agnostiques sincères pour leur discernement face aux mensonges religieux soient bénis. Que les amoureux sincères de la Nature soient bénis, et fassent comme les consciences de la Nature elle-même, et renoncent à leurs pactes avec la fausse lumière des forces de l’Ombre car tellement plus grand et majestueux est ce qui se profile derrière les faux-semblants hypnotiques et soporifiques superposés à leur regard sur le monde. Que chacun renonce à ses propres pactes, quels qu’ils soient ou quels qu’ils aient été, et ouvrent les yeux sur un monde qu’ils ne connaissent pas et qui pourtant est bel et bien le leur. Les cultes paganistes sont finis car leurs rites ne fonctionnent plus. Gaïa à mis le holà, et son royaume est désormais dévolu à l’évolution des consciences et la transformation du monde ainsi apportée, en marche vers un monde de paix et d’harmonie jusqu’au sein de l’univers de terreur de ceux qui nous gouvernent comme le cheptel pour lequel ils nous prennent, cet univers qui est notre propre monde de tous les jours, ce royaume de ténèbres tenu par ce que certains n’hésitent pas à appeler des « psychopathes« , d’autres des « démons »…

Reconnaissez un aspect à part entière du Divin en chacune de ces consciences (même profondément enfouie en celle des ces psychopathes bien qu’il vaille bien mieux ne pas s’y frotter), de la première à la dernière, minérale, végétale, animale, mais aussi humaine ; en chaque fée, en chaque ondine, en chaque colline, en chaque Elfe comme en chaque souffle de vent, en chaque étoile, en la lune et en le Soleil souverain de l’univers de nos vies à tous ; tous dotés de conscience au delà de la dissemblance des apparences.

Une pensée, un salut, une émotion de reconnaissance envers le Soleil, envers la Terre, envers notre prochain, ce n’est rien pour qui l’émet, alors que pour eux, c’est un autre monde que nous leur offrons ; un monde plus uni, plus proche, où chacun commence doucement à se reconnaître en l’autre !

Le Soleil est notre Père à tous. La Terre est notre Mère, bien que des aspects encore plus ultimes du Père Divin et de la Mère Divine existent aussi, plus haut, plus intenses, plus universels, et pourtant tout aussi présents, ici et maintenant, concrètement, pour qui du moins n’en rejette pas mentalement la possibilité !

ON NE DEVRAIT JAMAIS OUBLIER CEUX QUI NOUS OFFRENT ET NOUS GARANTISSENT LA VIE, jours après jours, ni que tout ce qui existe EST AUSSI CONSCIENT QUE NOUS LE SOMMES NOUS-MEMES…!

SE LIBERER DE LA PEUR

Posted By Eléazar on 10 mai 2010

Il est urgent de se sevrer de la drogue de la peur.

On n’a jamais peur que de ce qui n’existe pas ! Donc on a toujours peur pour rien… Soit on craint que quelque chose arrive sans la moindre certitude quant aux chances réelles qu’elle se produise, soit on a peur que quelque chose ne se reproduise. Dans un cas comme dans l’autre, la peur s’exprime soit envers quelque chose qui n’existe pas encore, soit qui n’existe plus, mais jamais envers ce qui existe car même lorsque l’objet de notre peur se présente à nous… ce n’est JAMAIS de la peur qui est alors ressentie ! La peur est réservée à ce qui n’existe pas !

Les peurs doivent être affrontées et dépassées car elles seront toujours infiniment plus dangereuses que ce qui les motive. En effet, la peur est l’émotion la plus destructrice qui soit par sa nocivité, car la plus créatrice aussi par sa puissance. Placez votre confiance dans le plan Divin prévu pour vous… et TOUT SE PASSERA BIEN, quoi qu’il puisse se passer !

« Si tu veux t’affranchir d’une peur n’oublie pas que cette peur a son siège en ton coeur et non dans la main que tu redoutes. »

Le Prophète (Khalil Gibran)

Eckhart TOLLE

RESPONSABILITES ET ATTITUDE JUSTE DU CHERCHEUR DE VERITE

Posted By Eléazar on 3 mai 2010

Le Maître ne peut jamais jouer le rôle de celui qui approuve ou désapprouve les choix du disciples dans le sens de l’aiguillage vers ce qu’il doit ou ne doit pas faire. L’expérience lui appartient entièrement et les décisions ne peuvent venir que de lui, néanmoins sous la guidance du Maître qu’il s’est choisi ou dont il a accepté d’être le disciple. En Unité avec la Conscience Divine en soi, on est de fait connecté à la source d’inspiration la plus claire, la plus juste, et la plus lumineuse qui soit! Si le Maître spirituel est authentique, il ne fera indivisiblement qu’UN avec le Maître Intérieur de son disciple ; ne faisant déjà qu’un avec le sien propre. Cependant nous devons aussi absolument, ABSOLUMENT, le laisser parler! La plupart des gens, du moins qui ne sont pas engagés dans une vision agnostique de la vie (encore que, certains ne « croient en Dieu » que lorsqu’il s’agit de rejeter les raisons de leurs malheurs sur lui), même parfaitement bien intentionnés, même avec une foi chevillée au corps, ont une très fâcheuse tendance à prendre leurs désirs pour des réalités, et à prétendre « sentir » que leurs désirs est l’expression d’un « commandement Divin » afin de légitimer le fait qu’ils en aient extrêmement envie eux-mêmes tout en s’en déresponsabilisant de ce fait.

Pourtant la condition humaine est une condition de responsabilités pleines et entières, tout en sachant qu’à sa mesure, devant l’infinitude des potentialités et diverses possibilités, des infinies subtilités de probabilités et de conséquences découlant de chaque expression de volonté compte tenu du libre-arbitre de chacun, et enfin des changements permanents intervenant en toutes choses en chaque instant… il arrive que Dieu « se trompe » aussi, du moins qu’il aurait été matériellement en possibilité de faire d’autres choix qui se seraient révélés différents, et qui sait, peut-être meilleurs, mais assurément différents. L’erreur relative est donc une composante indissociable de la réalité et la perfection ne tient pas tant dans le résultat que dans la méthode, seule raison pour laquelle nous soyons tous dits déjà « parfaits », du moins pour peu que nous nous appliquions à manifester les quatre principes du fondement de la perfection:

  1. Aspirer à la perfection ABSOLUE tout en sachant qu’elle ne peut être atteinte puisqu’elle est sans limite.
  2. Déployer les efforts nécessaires afin de tendre de toutes ses forces vers cette perfection à laquelle on aspire alors.
  3. Etre profondément sincère dans l’expression de cette aspiration et dans les efforts déployés.
  4. Etre détaché du résultat de la tentative car même dans l’échec total.
  5. LE SENS DE L’HUMOUR !

Ayant respecté les points précédents, l’attitude aura été alors parfaite, encrant en nous l’énergie de la perfection manifestée…!

    ASPIRATION – EFFORT – SINCERITE – DETACHEMENT – HUMOUR
    La perfection, tant humaine que Divine, ne tient à RIEN d’autre qu’à ça!

    Cela est valable en toutes choses, sans la moindre exception, allant de travailler à sa Divinisation jusqu’à faire la vaisselle. C’est un état d’esprit à acquérir en permanence et la garantie de se hisser rapidement au rang de Parfait(e) en cette incarnation, manifestant alors incessamment l’attitude juste parfaite, générant et déployant cette énergie en soi, et hors de soi dans le rayonnement alors conféré par cet état intérieur.

    Dans tous les aspects de la vie on se doit donc d’agir ainsi, tout en sachant que l’on pourrait se tromper… Ce mode de pensée est souvent difficile à assumer mais c’est en cela aussi qu’il faut cultiver le sens du détachement. Même en cas d’échec, qui n’est toujours qu’un résultat en non pas un échec en en soi si l’esprit est juste dans l’attitude de détachement, le Divin ne nous abandonne jamais, nous donne ce qui nous est nécessaire… MAIS nous soumet aussi à ce qui nous est indispensable afin de nous permettre d’apprendre l’Essentiel sur le Chemin que nous sommes choisi pour le rejoindre le cas échéant. C’est ce qui fait la différence entre ceux qui, d’une part, se consacrent entièrement à l’inutilité et ne fournissent aucun effort si ce n’est celui de se satisfaire eux-mêmes au maximum, au mépris d’autrui dans une disposition mentale et une attitude de division et qui reçoivent en outre karmiquement tout ce qu’ils souhaitent en retour afin de les conforter dans cette attitude mortifère, et d’autre part, ceux qui travaillent dur sur eux-mêmes, alors soumis à bien des restrictions, pourtant spirituellement essentielles et pédagogiques afin de susciter le re-positionnement permanent.

    Ceci dit il ne faut JAMAIS se contenter du minimum, voire aspirer, comme l’a enseigner la Chrétienté durant des siècles, au misérabilisme afin de gagner son hypothétique « paradis » d’un repos (d’un abandon) éternel. Au contraire, il faut aspirer au mieux du mieux sur tous les plans, mais tout en faisant l’effort, le sur-effort, pour manifester la JUSTESSE en soi, la pensée juste, l’attitude juste, la parole juste, sans céder au chant des sirènes de ses envies, nous conduisant à prendre les vessies de nos propres désirs pour de Divines lanternes, car alors, engagés sur le chemin de l’évolution spirituelle ayant donné « carte blanche » au Divin pour nous conduire sur les vrais chemins de la Réintégration, il saura nous y ramener avec force parfois si la nécessité s’en fait sentir afin de nous éviter l’écueil et de nous rallonger d’autant la route en autant de chemins de traverses qui pourraient se révéler bien dangereux, semés d’illusions, de contre-vérités, de romantisme, de peurs, et autres clairs-obscures en ombres et fausses lumières. Voir les choses en face est parfois douloureux, mais il ne s’agit jamais que de vérité… mais ceci dit il n’y a en effet que la vérité qui blesse vraiment, car elle, est bien réelle. La désillusion peut être terrible. Elle peut ébranler et faire chanceler sur ses bases tout un système de pensée et de conceptualisation de l’existence sur lequel on peut confortablement se reposer depuis longtemps sans même s’en apercevoir. Il est vrai qu’un être particulièrement sensible est un sujet à très haut risque à ce niveau car ce qu’il sent très bien, peut tout aussi bien ne pas être « juste » pour autant. Il convient d’être d’une prudence extrême. Nul en ce monde n’est totalement départi de certaines illusions dont il faut finir par se débarrasser petit à petit. On ne peut espérer une évolution positive conséquente de notre humanité si trop d’individus restent encore plongés dans un bain tiède et parfumé de l’illusion la plus douceâtre leur faisant percevoir les choses telles qu’ils ont envie de les percevoir, les faisant s’attacher, se river, se sceller même, à l’idée totalement irréelle qu’ils s’en font.

    Au risque de paraphraser ce qui est à mon sens l’un des meilleurs scenarii de l’industrie cinématographique américaine, je dirais qu’on n’est jamais dans le vrai quand on le croit, mais quand on le sait! Néanmoins si on le veut, on le peut, et si on le peut, alors on le doit!

    Cessons de désirer mais offrons-nous entièrement au plan Divin prévu pour nous comme pour chacun, sans y projeter nos propres envies, notre propre compréhension, nos attentes statistiquement les plus probables, les fruits parfois bien aigres de notre hyperactivité mentale, surtout lorsqu’elle est déchaînée sous l’influence d’émotions fortes comme des révoltes nous inspirant désirs de « justice » qui n’est généralement jamais juste, envies ou colères, comme nos désespoirs ou la crainte d’un lendemain maussade. Il n’y a pas meilleur moyen pour recevoir que lâcher prise, rester ouvert, se placer en serviteurs de l’Absolu en nous, aussi déroutant cela puisse-t-il nous paraître car l’énergie Divine se manifeste TOUJOURS par l’inattendu, là où le mental ne l’attend pas. Eliminons en nous toute forme de peur car la conscience sous-plantaire nous tient fermement ne serait-ce que par cette seule émotion qui est la plus violente et la plus destructrice qui soit avec le sentiment de culpabilité, donc aussi la plus « créatrice » de chaos!

    N’oubliez pas que ce que vous voyez chez autrui vous est perceptible uniquement parce qu’il est aussi en vous, même très bien caché. Si vous ne voulez pas voir ce qu’il y a en vous, alors ne voyez pas ce qu’il y a en l’autre, hormis le bon. Si vous ne le voyez pas, alors faite semblant de le voir et avec GRANDE VIGILANCE, comportez-vous comme si c’était vraiment le cas. Vous susciterez ainsi l’émergence en l’autre de cette qualité, et s’il s’y trouve déjà, bien que vous ne le perceviez pas, alors vous en susciterez l’apparition en vous-même. Et pour la part de ces conseils que vous ne pourriez manifester parfaitement, à la mesure de la sincérité qui sera la vôtre d’y parvenir malgré tout, l’énergie infiniment correctrice du plan Divin rendra parfait ce que vous n’aurez pas exprimé comme tel, exactement comme si ça avait été le cas; votre sincérité, vos efforts, votre aspiration dans l’effort et la sincérité, et votre détachement, ne vous auront alors rendu que meilleur…

    FRAGMENTS

    Posted By Eléazar on 3 mai 2010

    Ne rien attendre, mais accepter ce qui échoit comme un présent, en rendant par le fruit de ce qui a été reçu, à chacun, ce qui lui est du par le fait d’avoir reçu soi-même ; telle est l’Unité.

    Demeurer dans la perspective de recevoir naturellement ce qui manque encore.

    Apprendre à savoir accepter, mais se forger au fer rouge de la sagesse et des lourdes responsabilités consistant à savoir donner, autant qu’à la maîtrise de ses arcanes les plus essentiels, les plus subtils et le plus secrets ; telle est l’Unité.

    Toujours progresser dans cette attitude quel que soit son propre de degrés de perfection, soit-il le plus élevé du monde !

    Rien n’échoit du fait du hasard. Chaque question se complète un jour de sa réponse, la réponse de son enseignement, l’enseignement de sa sagesse, la sagesse de son progrès spirituel, le progrès de soi du progrès du monde ! Chaque attente de sa satisfaction mais aussi de sa tension. Comment alors échapper au temps si dans l’esprit demeure quelque notion de passé et d’avenir, si seul existe le présent, seul moment que quiconque ait jamais vécu.

    Vivre dans un esprit d’harmonie et de détachement, hors de toute tension ; telle est l’Unité.

    Alors tout entre, avec soi, au centre même du TAO en soi, l’harmonie universelle et centre de l’équilibre des contraires, qui épargne du cheminement du fou et de l’ivrogne rallongeant leur chemin d’autant de pas que de chutes et de désordre alors que pour chacun, droite est la route comme les rayons d’une roue menant à un moyeu unique.
    Car même lorsque tourne la roue, le rayon ne pointe jamais ailleurs que vers lui, là où nait et meurt le mouvement sans heurts, le mouvement absolu au coeur de l’immobilisme absolu, dans la dynamique de la vie…

    Tel est le chemin du TAO, car telle est l’Unité.

    Eléazar
    Samedi 1er juin 1996

    SUR LE CHEMIN DE LA RENCONTRE DU SUPREME EN SOI

    Posted By Eléazar on 2 mai 2010

    La vie est un terrain d’expériences qui ne sert à rien d’autre qu’à vivre en conscience et tout en apprendre.

    Mais l’état d’esprit, l’état intérieur dans lequel ces expériences de vie doivent être vécues, est aussi important que ce vécu lui-même. Ainsi, il faut toujours prendre garde à ne pas accumuler de tensions dans l’action, à être tendu(e) sur quelque chose de mal assumé ou sur la peur de ne pas tenir la distance par exemple. L’effort doit se fournir dans la joie et sans tensions. A choisir, mieux vaut un petit effort ainsi, qu’un gros effort sans sérénité intérieure.

    Effort + acceptation = joie
    Effort + rejet = souffrance

    Comment faire? C’est à chacun de le découvrir car là aussi est l’expérience. Ce qui vaut pour les uns ne vaut pas forcément pour les autres. Prenez conscience que contrairement à ce que vous inspire le mental dès lors que vous vous êtes fait(e) à l’idée de partir en quête de vous-même dans votre propre dimension d’Absolu, cette quête est toujours extrêmement simple, infiniment simple. N’essayez pas d’être meilleur que vous l’êtes. Essayez d’être PLEINEMENT et consciemment ce que vous êtes, en portant sur vous un regard franc et sincère, sans jugements, tout en limitant les manifestations les moins nobles de votre humaine nature, mais en vous concentrant toujours sur le prochain objectif plutôt que sur ce qui vous freine. Essayez de suivre autant que possible les 5 Fondements de la Perfection : aspiration, effort, sincérité dans l’aspiration et dans l’effort, détachement du résultat, et humour. Fidèlement à l’énoncé de ces quatre règles elles-mêmes, si vous ne parvenez pas à les suivre, au moins aspirez-y, faites-en l’effort, soyez sincère envers vous-mêmes, que votre tentative porte sur l’objet de votre aspiration ou sur le fait d’être détaché(e) du résultat…

    Ouvrez-vous, mais avec vigilance. Appelez la Conscience du Divin en vous, accueillez-la… mais sans céder à la poudre aux yeux d’une spiritualité à sensations ni à la facilité. Ne cherchez pas à ressentir quelque chose de spécial ou de plus grand, de plus haut, ou de plus lointain car la spiritualité est présente dans l’instant présent de la vie la plus ordinaire du monde. Ne cherchez pas quelque chose de plus spécial pour tenter de vous évader de votre propre vie car vous ne pourrez jamais vous évader de vous-même, car aussi vous êtes DEJA unique et vous avez déjà en vous plus que le plus et le meilleur du mieux. Soyez simplement conscient(e) que votre conscience est alors partagée par celle du Divin en vous, surtout si vous avez le mental vide. Ne croyez pas que le Divin soit absent des laideurs de ce monde sur lesquels se pose éventuellement votre regard, mais soyez dans une disposition d’Amour-Force, d’Amour vrai, et posez aussi en conscience la présence du Divin sur ces spectacles peu réjouissants car c’est là qu’on a besoin de lui. C’est là qu’on a besoin de vous qui êtes lui, et pas dans des jardins luxuriants, colorés, et lumineux. Si vous ne sentez pas le Divin en vous. Si vous ne voyez rien de lui là où vous posez votre regard, c’est parce que vous ne vous y êtes pas encore cherché(e) vous-même. C’est parce que vous ne l’avez pas encore reconnu en l’autre qui n’est autre qu’un aspect de vous-même, qui qu’il soit, ami ou malheureusement encore ennemi. Alors cherchez-le en l’autre par le silence en vous et vous le trouverez, unique, dans l’un et d’ans l’autre, en lui et en vous, qui n’êtes qu’un seul et unique, indivisible. Il est vrai que le silence mental n’est pas simple à obtenir. Mais chaque effort fait dans ce sens est aussi une victoire en soi, simplement pour avoir été fourni, même dans l’échec du résultat, car il y aura eu victoire de la tentative, de l’action, du jalon posé ! Et s’il n’y a pas d’échec, c’est alors une victoire consolidée car les 10 secondes acquises de vide mental vous seront conservées à jamais.

    Laissez-vous inspirer par la 11è Lame du Tarot de Marseille : la Force… Elle est entre autre l’emblème de cette simplicité sur la voie. Elle ne signifie pas « facilité », mais « simplicité ». C’est tout différent et autant la facilité vous mènera à l’écueil, autant la simplicité vous fera trouver ce que vous cherchez vraiment : votre vraie nature essentielle, seule raison de votre existence même…

    Habituez-vous à côtoyer le vide mental après vous être habitué(e) au silence… Le vide mon Ami(e), est l’état Divin. Le vide empli de toutes les potentialités de la Création… La nature a horreur du vide et l’Ombre a horreur de la Conscience. En étant conscient(e) de ce vide intérieur, il sera dès lors empli de la présence du Divin en vous et sans rien changer, ce sera entièrement différent… Toujours pareil, toujours équivalent, toujours égal, mais toujours un cran au-dessus. L’éternel recommencement nous faisant croire qu’on tourne en rond, mais en regardant l’image en « 3D supramental » et non plus en « 2D mental », on s’aperçoit qu’on ne tourne par en rond, mais qu’on gravit spire après spire, un colimaçon qui s’étant à l’infini du Divin en chacun. On revient forcément toujours au même point… mais une spire plus haut, encore et encore ! Telle est le chemin de l’éternelle évolution. Telle est la nature même du Divin autant que Son chemin vers vous, ou le vôtre vers lui, ce qui revient au même.