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Notions de "réalités"
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Tout le monde est généralement tenté de considérer ce que nous appelons communément "réalité", comme quelque chose de stable, de fini, et de standard, un peu à la manière d'un continuum strictement équivalent pour chacun, et sur lequel nul ne peut influer ou presque ("c'est ou ce n'est pas réel", "c'est la réalité!", "il faut voir la réalité en face", etc.).
En fait il n'en est rien, et de très, très,... très loin.
Il existe autant de "réalités" que d'individus, mais aussi que de catégories d'individus. C'est-à dire qu'il existe des réalités personnelles (mais que les autres peuvent tout au plus constater s'ils ne peuvent les partager), et des réalités qui, en revanche, se partagent, donc se vivent à plusieurs. Bien que les circonstances et la teneur de ces réalités soient majoritairement déterminées par la nature du karma, individuel ou collectif, de ceux qui le vivent, nous n'entrerons pas dans ces détails appartenant au contexte du déterminisme présidant à leur génération naturelle et automatique liée au principe d'existence.
Ce qui est le plus important c'est de savoir qu'une réalité peut être altérée, modifiée, ou même purement et simplement créée. En revanche elle ne peut être détruite car elle s'inscrit dans le continuum spatiotemporel en marquant le plan akashique (dit aussi "éthérique" où s'inscrivent de façon indélébile lesdites "annales akashiques") et les mémoires subtiles de la matière, par la vibration même de son existence. Même à supposer qu'on puisse détruire une telle réalité, on ne pourrait inverser son empreinte éthérique au point de la faire disparaître. La persistance de cette empreinte, comme un moule, recréerait alors immédiatement la situation originale en un temps "zéro" (car cette destruction entraînerait un "vide"... et que "la Nature a horreur du vide"!).
Mais détruire une réalité ne servirait à rien puisque sa totale modification reste entièrement du domaine du possible.
Une telle modification est rendue ainsi faisable par quatre facteurs clefs et strictement indispensables à cette œuvre. Ce sont ceux-là mêmes qui sont mis à contribution par notre propre inconscient ou notre état émotionnel, pour nous maintenir dans une réalité souvent désagréable et de laquelle nous avons l'illusion d'être incapables de pouvoir nous extraire.
Ces quatre facteurs sont les suivants :
Ces quatre éléments inséparables constituent en soi, un trousseau magique de quatre clefs ouvrant les quatre portes de la matière (dont le vivant symbole numérique est bien le "4") quant aux événements présidant à sa tangible concrétisation.
Qui n'a jamais entendu dire "l'argent appelle l'argent", ou "on ne prête qu'aux riches", ou encore "à cœur vaillant, rien d'impossible"? Qui n'a jamais entendu dire "quand on veut on peut", ou encore "la chance sourit aux audacieux", ou de façon plus ésotérique : "VOULOIR, SAVOIR, OSER, SE TAIRE"?
Ces phrases d'apparence anodine sont des "formules" en soi, magiques par excellence, non pas par leur action, mais par la connaissance (tout de même de nature ésotérique) qu'elles apportent en tant qu'héritières des secrets les plus anciens, eux-mêmes issus de ce qu'on appelle aujourd'hui (sans plus vraiment bien savoir de quoi on parle) le "bon sens"!
Mais permettez-moi d'ouvrir une parenthèse sur un commentaire pratique en rapport avec ces quatre termes ésotériques sensés dicter la conduite de l'initié, quelle que soit sa tradition : "vouloir, savoir, oser, et se taire".
VOULOIR
: Ne jamais se contenter de se laisser porter par la réalité individuelle ou
collective d'autrui comme un radeau abandonné au courant du moment, mais
rassembler en soi au contraire, les forces intérieures et extérieures laissées
libres, de façon à décider d'un cap et s'y maintenir envers et contre tout.
Ceci exprime l'élément AIR faisant circuler la Volonté entre les pôles igné de l'expérience et aqueux de l'émotion.
SAVOIR : Ne jamais se contenter de croire en une chose comme étant vraie ou non, par adéquation avec sa sensibilité personnelle ou pire, avec celle des autres, mais faire entièrement corps avec elle au point de l'intégrer en soi et ainsi la connaître par la connaissance de soi; en la ressentant comme soi-même, si elle existe, afin de savoir comment elle existe, ou en la ressentant comme soi-même, si elle n'existe pas, afin de la créer à son image.
Cette création exprime l'élément EAU de l'Emotion tenue secrète, et de son potentiel créateur et fécondant.
OSER : Briser ses limitations intérieures et aller au delà des apparences universellement admises et définissant aux yeux de tous ce qui doit absolument être considéré comme possible, et ce qui doit absolument ne pas l'être afin de correspondre au principe académique et "raisonnable" de rationalité. Se faisant, prendre la décision ferme et irrévocable de forger un événement en plaçant sa réalité personnelle sur l'enclume du Plan Physique, avant de la frapper de toute la force de son esprit et ainsi de la modeler à l'image de sa volonté.
Ceci exprime le FEU du Désir.
SE TAIRE : Ne rien dilapider, en paroles vaines, de son énergie, de la force de sa volonté, de la fermeté de sa visualisation et du feu de son désir, afin que puisse mûrir ce qui aura été semé en soi et qui devra croître lentement, sous la pression du silence intérieur et extérieur.
Ceci exprime l'élément TERRE de l'Imagination active, créatrice et maîtrisée (et non "sauvage", incontrôlée et romantique), axée sur la connaissance et l'enrichissement du monde intérieur plutôt que sur les illusions du monde phénoménal, et ce, par la visualisation, ou création mentale, ferment de la germination des événements.
Comme nous venons de le voir, la volonté doit être implacable et perpétuellement tendue vers le but. La volonté préside toujours à tout commencement. En magie, on ne doit jamais se contenter de vouloir qu'une chose arrive; il faut la vouloir de toutes ses forces, plus que n'importe quoi d'autre au monde (raison pour laquelle on ne peut entreprendre deux rituels simultanément).
La visualisation de l'aboutissement doit être parfaite et sans "parasites". Cette visualisation est le moteur permettant de créer une réalité car avant d'être réelle dans la matière, elle doit être réelle dans le mental, aussi réelle dans le mental qu'elle le serait dans la matière si elle y existait déjà. Faiblissez votre visualisation, et vous affaiblirez d'autant sa concrétisation matérielle. Vous ne devez jamais croire que votre volonté peut se concrétiser, JAMAIS! C'est beaucoup trop insuffisant, même en le croyant dur comme fer, même en le croyant plus que n'importe quoi d'autre. Vous devez le savoir tout comme vous savez indubitablement, incontestablement, immanquablement, au delà de l'idée que vous vous en faites ou que s'en font les autres, au delà de l'envie, du désir qu'une chose soit vraie au fausse... QUE LE SOLEIL SE LEVERA DEMAIN, même si vous ne le voyez pas!
Le désir de la concrétisation finale doit être insatiable; vous devez la désirer de tout votre coeur. C'est peut-être l'étape la plus difficile à exprimer contrairement aux a priori.
Enfin, l'émotion née de l'attente de cette concrétisation doit être constamment stimulante. C'est l'émotion qui, une fois les trois étapes précédentes parcourues avec succès, ira impacter aussi profondément le Plan Astral que l'émotion sera forte. Une fois ce Plan de conscience imprimé par la force émotionnelle, il imposera naturellement au Plan Physique les conditions adéquates d'organisation de la matière, afin que, comme par le plus pur et heureux hasard, les événements s'enchaînent afin de donner le jour à une réalité pleine et entière dont vous serez le centre absolu et que vous aurez créée de toutes pièces. Rompre le silence entourant votre action ne serait-ce que de façon infinitésimale, revient à brûler d'autant cette énergie devant propulser la "maquette" de votre réalité vers les labos du Plan Astral, vouant son effective concrétisation à une réussite très incertaine.
D'un point de vue strictement technique d'action magique, rompre ce silence en vous, c'est-à dire en continuant d'y penser une fois toutes les étapes précédentes franchies, revient à retenir dans votre mental cette "maquette", empêchant alors son échappée vers le Plan Astral qui seul peut déterminer sa concrétisation. C'est pourquoi vous devez impérativement définir, pour votre action, une date de début et une autre de fin, après laquelle vous cesserez toute mentalisation en rapport, quelque forme qu'elle prenne, afin de laisser au temps celui d'agir, et au Plan Astral, celui de dicter à la matière le schéma de construction en rapport. Si vous ne le faites pas, vous ne devrez jamais interrompre les quatre phases d'action, jusqu'à la constatation de la pleine et entière concrétisation attendue. Si, dans ce contexte, vous faiblissez à quelque moment que ce soit, vous devrez alors l'interrompre définitivement, même si selon vous son déroulement n'a pas été rempli dans les meilleures conditions et/ou suffisamment longtemps pour espérer un résultat, sous peine de la condamner de toute façon à un échec certain.
On peut se faire une idée de ce qu'est une "réalité" en imaginant les gens enfermés individuellement dans des bulles pleines à craquer d'informations en rapport avec la force, la structure, et le contenu de la bulle elle-même qui représente les limites de leur réalité et sur les parois de laquelle se projettent les images en rapport avec elle, et correspondant donc aux conditions de vie de leur occupant. Ces dernières sont entretenues en permanence par la nature des pensées, des émotions, et des sentiments, qu'eux-mêmes entretiennent constamment.
On pense que dans ce monde, sur notre planète, n'importe qui peut plus ou moins rencontrer tout le monde (ou le contraire), au fur et à mesure de nos pérégrinations dans l'espace libre laissé par les vastes étendues du Plan Physique, manifestées par la surface de notre planète sur laquelle, selon nos moyens, nous pouvons normalement nous déplacer de façon également libre.
Sachez que ceci est totale illusion dans les filets de laquelle le mental s'empêtre à loisir. Si une réelle évolution spirituelle de l'entité (dont la vibration de vie confère au mental sa propre illusion de vie autonome), ne soumet pas entièrement le mental de façon à ce qu'il ne soit plus le seul et unique outil capable de canaliser la conscience objective, ou si, le mental toujours, n'est pas assujetti à une puissante faculté d'expansion de conscience, il lui est alors impossible de percevoir tous les rouages qui, en arrière plan de l'apparente réalité, s'organisent de façon à orchestrer la détermination principielle des événements en fonction de moult paramètres, dont les pensées humaines font partie; détermination événementielle dont nous ne percevons finalement que les apparences partielles des conséquences (ce qui est quand même bien maigre pour nous permettre de nous faire une opinion fiable de ce qui peut être considéré comme vrai ou comme faux).
En fait quiconque rencontre quelqu'un, le peut de par l'adéquation (la miscibilité) de leurs réalités respectives. Quiconque vit dans la même région que ceux qui l'entourent, reste figé en ce lieu pour des raisons sans doute différentes de ses voisins, mais ayant les mêmes conséquences sur la forme que prend l'environnement visuel en constituant le décor.
Si un clochard ne rencontre pas une star du cinéma, ce n'est pas parce que leurs milieux sont différents, c'est parce chacun vibre une réalité différente et incompatible (on dira que "chacun vit dans son monde", alors que nous sommes tous sensés vivre dans le même monde...); la différence de vibration de leurs réalités respectives, crée de toutes pièces également la différence de leurs milieux (remplacez alors "milieux" par "réalités"...!) et en aucun cas le contraire. Notre vision du monde nous paraît néanmoins cohérente malgré ses aberrations pour la seule et unique raison que nous en inversons en permanence les valeurs logiques (malgré des points d'interrogations majeurs restant perpétuellement en suspens, surtout dans le monde scientifique): nous prenons systématiquement les conséquences du déterminisme supérieur qui nous est mentalement inaccessible, pour des causes transcendantes. Cette illusion là en génère une autre, celle que les mécanismes de notre apparente macro-réalité universelle, unique, et commune, sont logiques et parfaitement rationnels malgré tous les blancs qu'engendre cette façon de penser, et sans que leur incohérence ne nous affecte beaucoup au quotidien.
Si je demandais à quelqu'un dans la rue s'il ou elle pense pouvoir épouser un jour la dernière star en vogue, que me répondrait-il ou elle, à votre avis ?
"Non", bien sûr. Et cette personne aurait raison, mais elle aurait raison uniquement à cause de sa réponse elle-même, pas parce que c'est impossible. Et croyez bien que je vous parle par expérience! C'est ce qui fait l'entière et énorme différence entre un magicien, et un représentant de ce que j'appelle "l'humain-social", conditionné par la réalité collective de fond dont le taux vibratoire est davantage proche des égouts que du ciel bleu. Une personne qui souffre et qui se complait dans sa souffrance, pour quelque raison que ce soit, et dans ces conditions, ne pourra jamais cesser de souffrir! Voilà quel fut durant des millénaires la garantie de la pérennité de tous les enfers du bas-Astral.
Il n'est pas nécessaire d'être magicien pour adopter cette philosophie de vie (vie active et non passive). Il suffit de se forger aux mécanismes décrits plus haut par la pratique de la pensée toujours positive, de l'optimisme, de la bonne humeur, de la joie intérieure, de la bienveillance (à la vibration plus haute, donc plus directive sur ce qui préside à la création des choses et des événements), de l'ouverture d'esprit et de coeur, du calme et de la paix intérieure en TOUTES circonstances (surtout quand les circonstances ne s'y prêtent pas!), demeurer dans une attitude plus souvent réceptrice qu'émettrice, etc., pour parvenir à plier votre réalité quotidienne à la vibration de ces attitudes évolutives puis à celle de votre volonté. Je vous accorde que c'est plus difficile à dire qu'à faire. Mais l'entraînement et la constance dans la volonté permet toutes les victoires, et une victoire sur soi-même vaut bien la peine que l'on s'y entraîne car en outre, chaque effort consenti dans ce sens, même en cas d'échec cuisant, est une eau apportée à votre moulin, et donc ne sera jamais perdu. Et si vos conditions de vie ne prêtent pas à sourire, alors entraînez-vous à faire semblant, à vous jouer la comédie mais surtout sans essayer d'y croire, simplement par "jeu" comme le font les enfants dont les "on disait que..." sont une authentique formule magique! Ca marche tout aussi bien car le subconscient n'a aucun humour et ne fait que s'imprégner des informations qu'il reçoit, quelles qu'elles soient, alors que pour sa part, le mental ne percevra pas que vous essayez de le tromper, puisque vous admettrez d'emblée que vous considérez ceci comme un jeu sans réalité concrète. Il ne vous s'opposera donc pas à votre tentative et vous laissera doucement imprégner ce précieux subconscient par les ferments de la réalité que vous vous serez choisie.
"Lorsque vous demandez, croyez que vous avez déjà obtenu, et vous obtiendrez" J.C.