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Le vampirisme
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J'ai souhaité aborder cet aspect de la réalité occulte. Disons-le tout de suite, le vampirisme existe bien sûr, à tous les degrés imaginables, y compris celui qui ne cesse d'alimenter littérature et cinéma, à quelques détails près.
Je ne vais pas consacrer cette page à l'explication du phénomène, ce serait évidemment trop long. Cependant, je pense important d'aborder le sujet de la mort et de la non-mort ("nosferatu", terme qui, en vieux roumain, signifie à peu près "celui qui ne meurt jamais").
L'état de non-mort est produit de multiples manières (dont une initiatique, même si inversée, et à laquelle s'adonna le célèbre prince de Valachie, Vladimir "Tepes" Drakul, ayant inspiré Bram Stocker pour son oeuvre "Dracula"). Toujours est-il que le vampirisme, au stade le plus avancé, permet en effet de ne pas mourir après la mort du corps (disons, de rester rivé à la matière dense et de conserver le contrôle sur elle, et sur les "vivants").
Il faut tout d'abord comprendre ce qu'est précisément le vampirisme. La "technique", l'objectif disons, consiste à absorber l'énergie vitale d'autrui afin de pallier à l'impossibilité d'en produire soi-même lorsque le corps est mort, comme d'être dispensé de la produire lorsque le coprs du vampire est encore vivant. Il y a en effet des vampires dont le corps physique est vivant, et d'autres, dont il est mort. Le vampire "initiatique", celui qui est devenu ainsi en satisfaisant au rituel lui permettant de le devenir et de se trouver au sommet de la chaîne hiérarchique de ceux qu'il engendrera plus tard, doit le devenir en étant initialement vivant et ne pas être le fruit d'un autre vampire, mais être en tête de cette chaîne. Seul, ce rituel secret, d'origine éguptienne, permet cet état de domination.
L'apport d'énergie fraîche absorbée d'autrui permet au corps du vampire devenu interte, de ne pas se décomposer, et donc de garder substantiellement intacte la "corde d'argent" entre l'âme et le corps. Cette "corde" est un lien d'énergie subtile reliant en effet l'âme et le corps au sein duquel elle s'enracine par ce moyen. C'est ce qui différencie un simple fantôme, une entité errante sans réel influence sur la matière, et un être physique, incarné, qui s'y ébat et s'y développe. La conscience spirituelle étant prise en charge par la conscience biologique (engendrée par le cerveau grâce à la présence spirituelle de l'âme, enracinée par la corde d'argent), on peut comprendre d'où vient la raison évidente pour laquelle une grande part de la population du monde ne croit en l'existence d'autre chose que ce qui est immédiatement et matériellement perceptible; le corps n'étant qu'une sorte de scaphandre permettant de vivre au creux de la matière alors que nous ne sommes finalement que pur esprit.
C'est cet avantage que le vampire refuse de perdre, en plus d'une somme impressionnante de pouvoirs psychiques qui lui est dévolue de par son état vampirique, semi-magique, et disposant malgré tout des atouts des plans du bas-Astral, allant se ressourcer au sein du plan Vital de le Terre (origine fluidique de tous les cauchemars de l'humanité). L'énergie dont il a un besoin vital se trouve en très grande proportion dissoute dans le sang, mais sans qu'il soit forcément nécessaire d'en absorber pour en extraire la précieuse vitalité de sa victime. Il peut parfaitement la vampiriser à distance, sans contact physique. En fait, le vampire cumule les avantages d'un esprit désincarné, et d'un être humain incarné. Il a autant de pouvoir sur la matière (ou presque) que ce dernier et pourtant il lui est possible de disparaître à la vue et de rejoindre les plans spirituels proches de la matière, mais suffisamment éloignés pour ne plus être perceptibles, et pourtant sans perde son influence sur le plan physique et les êtres vivants qui le parcourent.
Le mythe du "buveur de sang", dans un acte de la magie noire la plus profonde, viendrait plutôt de la caste "initiatique" intimement associé au vampirisme, le plus
célèbre, toujours grâce à Bram
Stocker, étant "l'Ordre du Dragon Renversé" auquel appartenait Vladimir Drakul (mais il en existe d'autres, contemporains, beaucoup à Londres, et un tout particulièrement, à Paris).
Son initiateur et Grand-Maître, était un certain "Abraham le Juif" dont le nom d'initiation était "Eléazar" (nom d'origine hébraïque extrêmement répandu), lui-même enseigné par un mage égyptien appelé Abramelin, connu pour avoir été l'un des plus obscur et puissant mage noire du XVè siècle. Comme dans tous les cercles noirs et satanistes, le sang et la mort sont les
deux fers de lance de la politique de terreur appliquée par ceux d'entre eux qui
la pratiquent, ainsi que le symbole de leur pouvoir. Mais le "mythe" du vampire
est connu depuis la plus haute antiquité et avant cela même; il semblerait
qu'il ait "toujours" existé. En outre, il apparaît que pour un vampire
nouvellement "créé", absorber l'énergie vitale dissoute dans le sang, appelée
"Lumière Astrale", est beaucoup plus facile en absorbant le sang lui-même,
plutôt qu'en la filtrant à travers le Plan Astral; les subtilités des Plans
subtils ne lui étant pas forcément et immédiatement accessibles. En effet,
c'est avec le temps et l'expérience qu'il sera amené à les apprendre, raison
pour laquelle plus un vampire est ancien, et plus il est difficile d'en venir à
bout.
Il existe un livre intitulé "La magie sacrée, ou Livre d'Abramelin le Mage", que ceux qui le connaissent pour s'être contentés de le feuilleter ou même le lire candidement, trouveront certainement très inspiré d'une grande sagesse et très empreint de piété (revoilà une manifestation de la maestria de l'Illusion...). Ce livre contient en fait des valeurs "renversée" (ou "inversée"). Il établit sur six mois, la procédure d'un rituel "initiatique" visant à fusionner tout d'abord la conscience de veille avec celle du double sous-plantaire, ensuite parachevant cela en faisant de même avec, si possible, l'ensemble des strates de conscience, permettant ainsi, en quelque sorte, de faire émerger à la surface du monde physique le double sous-plantaire; le reflet prenant possession de ce dont il est le reflet en quelque sorte. Par bien des aspects, le vampirisme est une absolue abomination. Non par rapport à l'ampleur du mal dont il est la cause, mais parce qu'il s'oppose de plein fouet à l'équilibre dualistique des lois naturelles de l'univers, violant le tao, et outrepassant même, dans certains cas, les limites imposées par l'application des manifestations karmiques elles-mêmes; une sorte d'enclave du mal dans le mal. D'où l'intérêt énorme que représente le vampirisme pour la conscience de l'Ombre, voyant en cela une possibilité d'aller encore au-delà de ce qui lui est possible d'atteindre habituellement, malgré l'extrême difficulté de manifester cet état, et heureusement (sinon la majorité des adolescents en mal de repères et fascinés par le parfum du souffre, seraient des vampires...).
Le texte de "La magie sacrée, ou Livre d'Abramelin le Mage" est bien sûr crypté (bien que faiblement). Tenter de réaliser ce rituel, même sans la clef permettant d'en connaître le sens exact, enchaîne le praticien candide à un eggrégore d'aliénation psychique qui peu à peu... le videra de sa substance vitale. Personnellement, je ne connais AUCUN livre plus dangereux que celui-là, pas même le Necronomicon que l'on dit à juste titre "maudit"; Lovecraft s'étant contenté de ne se faire que le relai de quelque chose de bien plus puissant que lui!
Quant aux moyens de contrer le vampire, la croix ne marche pas, ou alors vraiment très peu (ce symbole, devenu religieux, a trop été perverti depuis l'aube du Christianisme pour qu'il ait quelque effet fondamental sur lui). L'ail fonctionne à condition qu'il soit consumé sur des charbons ardents afin d'en dégager les huiles essentielles (encore qu'en en ayant beaucoup consommé, le sang puisse en être suffisamment empreint pour représenter une certaine forme de gêne pour le vampire, mais néanmoins toute relative), idem pour le camphre et le citron (avec une préférence tout de même pour le camphre). L'eau bénite est plus qu'incertaine mais peut se révéler efficace si le prêtre effectue, lors de sa bénédiction, le travail "magique" qu'il est sensé effectuer à cette occasion (je connais certaines paroisses catholiques où le bénitier est rempli d'eau du robinet, sans même qu'une bénédiction symbolique soit faîte dessus). Le pieu dans le coeur (à condition que ce soit le plexus solaire et non le coeur lui-même) est lui aussi redoutable, mais à une autre condition toutefois, celle de trouver le corps physique du vampire qui est son point d'ancrage au monde de la matière, donc son point faible. Lui enfoncer le pieu, ou n'importe quoi de contondant, quelle qu'en soit la matière, dans le plexus solaire, le diaphragme, placé transversalement le long de l'abdomen juste sous les côtes, revient à détruire cet organe qui seul, a la propriété d'y amarrer la corde d'argent. Ce lien brisé, le vampire disparaît comme n'importe quel trépassé sans réel autre pouvoir... mais l'histoire n'en est alors pas fini pour autant; être "mort" ne signifie pas "avoir cessé d'exister"! Le tout est tout de même de réussir à atteindre le corps physique du vampire, ce qu'il ne laissera pas faire facilement on peut s'en douter. Il est en outre redoutablement bien gardé, en général, soit totalement inaccessible ou très bien caché. Il a souvent été question de meutes de chiens enragés gardant le corps du vampire au péril de leur vie, ou de déments dévolus à sa cause corps et âme.
La mort n'est donc pas une fin et encore moins pour le vampire que pour
quiconque car il s'agit pour lui d'une réelle naissance à une condition sensée
être gratifiante, une condition de puissance, de pouvoirs, et d'absolue
immortalité. Des dynasties entières de la noblesse roumaine s'y sont
adonnées entre le quinzième et le dix-huitième siècle (dont peut-être la plus
célèbre des praticiennes du vampirisme et du culte rendu à Satan, chaque jour de
sa vie jusqu'à celui de sa mort, aux côtés de son frère avec lequel elle
entretenait une sulfureuse relation incestueuse, Erszebeth Bathory, dont voici
le portrait ci-contre). Partout la trace des vampires fut consignée et il en
reste des procès-verbaux originaux consignés à la Bibliothèque Nationale à Paris, signés
par des délégations préfectorales de l'époque. Les points géographiquement
reconnus comme étant les plus atteints par le fléau vampirique étaient la
Roumanie en effet (rendue célèbre par Stocker bien sûr), mais aussi la Hongrie,
l'Autriche, et plus particulièrement l'Auvergne et la Lorraine pour ce qui est
de la France.
Il faut aussi savoir qu'il existe des magiciens noirs qui pratiquent ce genre de sport, allant absorber l'énergie vitale de leurs victimes, détruisant ainsi leurs ennemis tout en se gonflant d'une vitalité dérobée sur des êtres humains qu'ils s'acharnent à transformer en "zombies" d'abord, puis en esclaves, et finalement en cadavres!
Le vampirisme occulte est une tragique réalité, quel que soit le moyen employé ou le but poursuivi, même s'il tend à disparaître, les tout derniers d'entre eux s'étant majoritairement réfugiés aux Etats-Unis.