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Les encens et les principes fumigatoires
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Aperçu global
La fumigation d'encens et composés divers, qu'ils soient d'origine végétale le plus souvent, minérale même parfois, voire animale (comme le musc par exemple), ou, dans le cas de la magie noire exclusivement, parfois même humain, est un élément tout à fait indispensable du rituel magique, du moins dans le cas de la magie analogique et évocatoire, de la magie cérémonielle également, et parfois même, pour les besoins de la cause, de la magie naturelle (pour l'ensemble de ces contextes pratique, se reporter à la rubrique "Les quatre magies fondamentales").
La variété des différentes substances, simples ou composées, auxquelles on donne le nom générique "d'encens", est tout simplement immense. A titre d'exemple j'en possède moi-même plus d'une centaine de variétés, ce qui ne consiste qu'en une part infime de ce qui existe comme tel, dans la mesure où les composés ne sont pas officiellement recensés; certaines "recettes" étant tout à fait propre à certains praticiens de la magie, certaines familles, ou certaines traditions.
Le terme "encens" vient du Latin "incensum", qui a la même racine que "incandescent" et qui signifie donc "ce qui est brûlé". Néanmoins, il existe un autre mot latin "Olibanum", qui a donné "Oliban", nom du "Roi" des encens si l'on peut dire, et qui désigne à proprement parler la substance végétale qui se trouve être exactement et très précisément ce qu'est l'encens (à propriétés magiques) tel que nous le concevons en occultisme. Je précise ici le contexte lié à l'occultisme puisque aujourd'hui tout un chacun peut se procurer des "encens" à vocation conviviale et/ou désodorisante, sous forme de bâtons ou de cônes auto-incandescents une fois allumés, et pourvus des parfums les plus divers aux plus farfelus, qui bien souvent, ne contiennent même pas une molécule de l'élément dont ils sont sensés exprimer le parfum.
Ces
"encens" là étant bien davantage destinés à un usage profane plutôt que "sacré"
(magique, religieux, mystique, etc.), les encens en grains ont toujours eu ma
préférences dans le cadre de ce dernier usage. Lorsque je parle de "grains", ça
peut tout aussi bien être en poudre, en vrac, comme sous forme semi-liquide, ou
en crème par exemple. Dans la plupart des cas il s'agit de résines séchées, mais
il peut également s'agir de débris végétaux comme feuilles, sommités, fleurs,
racine, tiges, etc., mais aussi, selon les plantes elles-mêmes (toutes n'étant
pas de la famille des résineux), de gommes balsamiques (comme c'est le cas de
l'Oliban par exemple, qui, de ce fait, ne se consume pas au sens propre du
terme, mais fond littéralement sur le charbon, ce que fait également le camphre
car bien qu'il s'agisse d'une résine, elle n'est pas carbonée -elle ne se
"carbonise donc pas").
La particularité de tous ces encens, comparativement aux encens en bâtons et en
cônes, c'est qu'ils sont incapables de se consumer tout seuls. Ils doivent, pour
libérer leurs substances, être soumis à une chaleur intense extérieure qui leur
est donnée par la consumation d'un charbon "ardent" (dit aussi "charbon
automatique"), produit du mélange de copeaux très fins charbon de bois et d'un
peu de chlore qui permet au charbon de rougir entièrement à partir du seul point
d'exposition de la pastille de charbon à la flamme d'une bougie (contrairement
aux blocs de charbon de bois pour barbecues).
Néanmoins il peut être très pratique de se servir de bâtons ou de cônes, même dans un contexte sacré. Dans ce cas, je vous recommande fortement les parfums "Santal" (en absolue priorité), "Benjoin" et/ou "Oliban" bien sûr, "Lavande", "Cèdre", "Myrrhe", éventuellement "Ambre" et "Musc" (ce dernier étant extraordinaire contre la morosité), dans les marques suivantes: "Chinh Hiêu Quân Âm" (encens exclusivement au Santal, fabriqué à Hong-Kong mais très populaire en Occident, caractéristiques de leur long paquet d'emballage à dominante rouge avec imagerie chinoise et écriture dorée de même; de très loin les meilleurs), Marôma ("encens d'Auroville"), "Le Chemin Vert" (si on en trouve encore), Zen (uniquement pour le Santal; dans leur emballage cartonné noir), L'Occitane, Raj (pour le benjoin). Il en existe sûrement beaucoup d'autres qui sont tout aussi excellents mais qui restent à découvrir. En tout cas les marques précédemment citées le sont assurément; non pas un niveau du parfum, mais quant à la nature de l'atmosphère vibratoire que la fumigation de leurs produits permet de générer.
Nature des composés
Je
parlais de l'Oliban qui seul devrait être appelé "encens". On
peut considérer un ensemble hiérarchique de végétaux purs (donc non composés)
qui détiennent invariablement le sommet du palmarès des produits à fumiger dans
le cadre d'un rituel, tout en sachant que chaque plante est bien sûr liée à une
sphère astrale (ou séfirotique; c'est-à dire lié grosso modo à une planète et à
ses caractéristiques). Ainsi, chaque plante possède sa ou ses propres vertus
vibratoires ainsi dégagées lors de leur fumigation. Mais nous reviendrons plus
loin sur les différentes propriétés fumigatoires des encens.
Pour l'instant, il faut retenir que l'encens "maître" qui devrait être présent dans tous les composés consumés durant les rituels de magie (pourvus qu'ils soient bénéfiques et non "noirs"), est donc l'Oliban. Deux autres "encens" lui sont directement inférieurs, et en quelque sorte "soumis" formant avec lui un "ternaire".
Nous avons donc, pour entamer cette description, les trois têtes de liste incontestables en matière d'encens purs, qui sont donc l'Oliban(um), le Galbanum, et le Labdanum (dont l'usage est d'ailleurs parfois délicat en termes de mise en résonances avec les énergies profondes de l'inconscient).
Ensuite viennent les deux encens complémentaires, l'un masculin, le Benjoin (ou "benzoin" en arabe, qu'il soit jaune -de Siam, rouge -de Sumatra, gris -le plus fin, ou blanc -le plus pur et le plus proche de l'Oliban dont le Benjoin est le cousin). L'autre, féminin, est la Myrrhe (extrêmement complexe à brûler pour l'en faire dégager les substrats fluidiques et du même coup un parfum correct, c'est-à dire qui ne sente pas exclusivement le brûlé, alors sans intérêt).
Ensuite viennent les encens "mineurs" (cette appellation un peu péjorative est toute relative, chacun de ces encens ayant sa propre grandeur au sens noble du terme), qui sont, pêle-mêle, le Storax (dit aussi "styrax-benjoin", de couleur noir profond), la gomme arabique, la Sandaraque, le Sang-Dragon (ou "Sang de Dragon" -Drachenblut en Allemand, sève de couleur rouge intense issue du Draconier, généralement utilisée en "magie draconique"), la Manne (l'un des rares encens qui soit comestible), le Galipot (sève exsudée des troncs de pins durant l'hiver), les différents lentisques, le Liquidambar, etc. Chacun d'eux recèlent des propriétés propres dont je ne parlerai pas ici; ces renseignements se trouvant dans tout livre sérieux relatif au sujet.
A partir de ces encens purs, on compose alors des mélanges afin de croiser leurs effets respectifs pour un ciblage plus large compte tenu de l'addition de leurs propriétés. Parmi les plus célèbres de ces composés nous avons l'encens d'Eglise, de Lourdes, de Bethléem, de Jérusalem, de Nazareth, du Liban, d'Arabie, des Sept Rayons, des Trois Mages, l'encens Basilique, Pontifical, dit "en poudre", et d'autres plus particulièrement dévolus à une pratique ou un contexte comme l'encens "Voyance", "Maison", "Dévotion", etc.
Principes fumigatoires
Finalement,
tout cela ne nous dit pas pourquoi faire brûler de l'encens durant une opération
magique. Eh bien la fumigation des encens, en fonction de leurs propriétés
respectives, libère dans l'atmosphère du Plan matériel une fumée parfumée (à
l'odeur d'ailleurs plus ou moins agréable; elle ne l'est pas forcément toujours,
le plus bel exemple étant celui de l'Assa Foetida), forme visible et olfactive
de ce qui est libéré sur le Plans subtils proches de la matière, à savoir le
Plan Ethérique et surtout le Plan Astral.
L'encens ainsi répandu en fumée génère une puissante vibration dans l'environnement Astral du praticien, vibration pure ou composite qui opère comme un filtre Astral. En effet, toute vibration, qu'elle soit noétique (en rapport avec la pensée), psychique, spirituelle, dans une certaine mesure radionique, ou de quelque origine magique, qui n'est pas de même nature que l'énergie libérée par la fumigation de l'encens utilisé, sera systématiquement stoppée par son effet de bouclier, ne laissant donc passer que les énergies de même nature que celle de l'élément, ou des éléments consummés. L'usage de l'encens a donc deux fonctions. La première est celle de la protection des Plans subtiles inclus dans l'environnement géographique physique du magicien, la seconde étant, conjointement à l'usage des bougies qui sont autant de bornes d'appel d'énergie particulières mise en évidence par la charge de la bougie concernée mais aussi par les symboles dont elle est revêtue (dessins, textes, ou même sa couleur), l'écoulement facilité des énergies directement liées à la nature même de l'opération occulte entreprise.
De même, la magie noire (sérieuse) utilise généralement des encens qui lui sont propres, et qui ont la propriété d'engendrer des effets généralement inverses, c'est-à dire une attraction de forces de destruction ce qui représente un danger considérable, surtout en magie noire évocatoire (la goétie), laquelle requiert alors de se concilier très intelligemment les entités convoquées car à la moindre faille du magicien, ladite entité, mal "domptée", en profitera au détriment de l'opérant, de sa santé physique et/ou mentale, voire de sa propre vie; les sphères obscures du bas-Astral n'étant généralement pas très enclines à la loyauté ou à la compassion.
Ceci pour attirer l'attention de tout un chacun sur un aspect extrêmement important qui passe très généralement inaperçu: si vous n'êtes pas absolument certain(e) de ce que vous brûler et de ses effets, alors surtout ne brûlez plutôt rien!
Importantes remarques à noter concernant les parfums
Vous aurez peut-être remarqué que d'une part, je précise que les encens ne sont pas sensés être utilisés dans le cadre profane de la "désodorisation" d'un environnement clos; son odeur n'étant pas sa vertu première (la Bible fait mention, notamment dans l'épisode de l'Exode de Moïse, d'une recette d'encens donnée par Dieu, avec la promesse d'un châtiment exemplaire à qui le fera se consumer pour la seule raison d'en apprécier l'odeur...). Et d'un autre côté, je précise plus que tel encens est plus vil qu'un autre car son odeur est moins agréable...
Il pourrait sembler qu'il y ait là une contradiction. En fait je m'en suis aperçu à la relecture du texte de cette page. Le fait est qu'il y a là un élément très important à souligner, ainsi qu'un test très facile à réaliser soi-même.
Premièrement, il faut savoir que l'odorat, le sens le plus laissé pour compte dans le règne humain, est néanmoins le sens qui nous met le plus directement en connexion avec le Plan Astral (sauf pour les médium bien sûr), même s'il n'est pas le moyen le plus concret je l'avoue. Cela signifie que chaque perception olfactive, chaque parfum, chaque odeur, surtout si elles sont naturelles, correspondent à une présence spécifique en Astral (dans la zone la plus proche de celui ou celle qui perçoit l'odeur en question).
Nous pouvons interpréter cela de deux façons:
D'une part, aucun parfum du commerce n'est anodin, et nul d'entre eux ne devrait, dans l'idéal magique, être vendu sans en afficher la composition exacte afin de savoir quel peuvent être ses effets, son impact, sur l'Astral entourant celui ou celle qui le porte, mais aussi sur son corps Astral, ainsi que sur son chakras intestinal et son plexus solaires, Swadhistana et Manipura, qui représentent les portes d'entrée/sortie entre le Plan physique et les Plan Ethériques et Astral à partir de l'individu. Ainsi, lorsque chacun(e) d'entre vous se parfume, il ou elle rayonne une signature Astrale qui lui est totalement inconnue. En conséquence, je donnerai simplement à chacun(e) le conseil suivant: ne portez pas de patchouli ou de parfum qui en contienne.
D'autre part, lorsque vous percevez un parfum, sachez que ce que vous percevez n'est ni plus ni moins que la traduction sensorielle d'une telle signature Astrale. Sentir le "Chanel N°5" au passage d'une dame à l'épais manteau de fourrure est une chose, sentir la rose en passant à côté d'un bouquet de roses en est une autre, et sentir un parfum précis en l'absence totale de quoi que ce soit qui est sensé porter cette odeur en est encore une toute autre, bien que le principe fondamentale soit parfaitement identique.
Voici une petite
expérience à tenter à laquelle vous pouvez vous fier les yeux fermés (sauf le
minimum de vigilance "syndicale" à toujours conserver en mode "veille"!).
Procurez-vous du Benjoin gris ou blanc, celui qui a un parfum suave et piquant.
En revanche, elle ne fonctionne pas avec du Benjoin jaune,
celui qui a le parfum le moins agréable (proche de celle de l'huile d'olives,
fade et très légèrement nauséabonde, vous comprendrez plus loin pourquoi).
Vous pouvez tenter cette expérience à n'importe quel moment et n'importe où,
aussi bien chez vous qu'ailleurs, en intérieur ou en extérieur (ce qui est
peut-être un peu moins pratique). mais si vous avez le choix, placez-vous en un
lieu où vous savez que l'environnement vibratoire est relativement bas, voire
malsain.
L'idée est de faire se consumer le Benjoin et de prêter attention à son parfum.
Si l'environnement dans lequel il se consume est sain et propre au niveau
vibratoire, si aucune entité malsaine ne traîne dans l'Astral du lieu en
question, le Benjoin dégagera sa bonne et fraîche odeur épicée qui lui est si
typique. En revanche, si l'atmosphère est lourde et chargée de vibration
négatives, où perturbée par une entité plus ou moins négative, son parfum sera
aussitôt fadasse, avec une pointe de parfum ressemblant à celui de l'huile
d'olives; l'odeur de la fumée dégagée vire immédiatement, sauf dans le cas du
Benjoin jaune dont le parfum est TOUJOURS celui-là! Ce test est édifiant et
surtout imparable; il fonction dans 100% DES CAS. Si vous connaissez une
technique de dégagement des lieux efficace (notamment celle qui est énoncée en guise d'introduction au sein du rituel de nettoyage karmique et de l'inconscient, vous verrez qu'une fois
l'environnement effectivement dégagé de ses vibrations négatives, le parfum du
Benjoin REDEVIENT IMMEDIATEMENT celui qui est normalement le sien, à savoir
frais et piquant!
Ce test est extrêmement pratique pour qui n'est pas médium, afin de connaître
la qualité vibratoire d'un lieu, et surtout, de savoir si un rituel de
dégagement a été efficace ou non!
En guise de conclusion j'attirerai donc en quelques mots l'attention de mes lecteurs sur l'importance fondamentale de l'hygiène, tant des lieux que du corps, et de façon générale, sur tout ce qui est susceptible de générer de mauvaises odeurs. La tradition chrétienne dit qu'un saint ne sent jamais mauvais... Toujours est-il que si les mages noirs consument entre autre des excréments, ce n'est certainement pas par hasard. Les entités, les énergies, et les consciences les plus malsaines se vautrent dans les fluides subtils que nous percevons comme ayant une "mauvaise odeur" (odeurs corporelles comprises et lorsqu'il s'agit de transpiration, c'est qu'il y a un problème vibratoire de base chez la personne concernée). Il est donc inutile de dégager la pièce où vous vous qu'un rite quelconque se déroule, si ce lieu ou vous-même, ou quiconque de présent, n'est pas parfaitement PROPRE. Ce ne serait qu'une porte laissée ouverture vers quelque chose de forcément "tentaculaire"...