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Analyse d'une action magique
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Si
un praticien des sciences occultes obtient des résultats tangibles et
satisfaisants en pratiquant une action magique, ce n'est par hasard, ni par
miracle, et à peine... par magie!
L'action magique est un fait dont les praticiens de haut vol ne sont pas ignorants, contrairement à d'autres qui parfois pratiquent sincèrement mais empiriquement ce qu'ils ont appris, d'une façon ou d'une autre, et ne peuvent que constater les résultats obtenus sans bien savoir pourquoi ou comment tout ça fonctionne.
Je serais tenté de dire que
finalement là est l'essentiel, à quelques exceptions près toutefois.
D'une part agir dans l'ignorance nous expose aux dangers de tous les dérapages
possibles, de quelques natures qu'ils soient, et d'autre part, nous interdit de
progresser dans cette voie qu'il ne vaut mieux pas trop explorer les yeux fermés
en tentant des expériences au hasard. Si la magie est passée maîtresse dans
l'art des rituels (en tant que procédures codifiées à suivre à la lettre), ce n'est pas pour rien.
Nous seront donc amenés, dans cette rubrique, à considérer le mode opératoire PRECIS du phénomène magique mis en route par la pratique du magicien, l'aspect incantatoire de la pratique, ainsi que les différences complémentaires et interdépendances entre les différents aspects de la pratique elle-même, à savoir le rite, le rituel, et la cérémonie, dans le cadre très diversifiés de:
où nous aurons également l'occasion d'aborder la question des pratiques:
Cette rubrique est TRES longue, bien qu'elle ne fasse que vaguement survoler le sujet, tant il y a de détails qui n'y sont pas abordés. Ils sont pourtant d'une aussi grande importance que ceux qui le sont. Mais il faut faire des choix dans le but de la compréhensibilité du contenu, en espérant toutefois ne pas avoir été trop confus.
Autant dire que le sujet est vaste, et c'est la raison pour laquelle je précise, avant de l'entamer à proprement parler, que de très nombreuses références à d'autres rubriques sont faîtes au cours de l'exposé dans la mesure où, comme il s'agit de l'analyse d'une action magique, de nombreux aspects sont aussi abordés ici mais développés dans d'autres parties du site. Pour vous éviter des allers et venues incessantes entre cette page et celles qui vous seraient nécessaires à la parfaite compréhension de ce qui est exposé ici, je vous recommande préalablement la lecture des rubriques suivantes, si ce n'est pas déjà fait:
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Mode opératoire du phénomène magique
Lorsqu'on demande aux gens ce qui pour eux fait la différence fondamentale entre l'humain et l'animal, ils répondent généralement par les différents lieux communs classiquement admis comme "le rire" (pas toujours), "la parole" (forcément, mais incomplet), "l'intelligence" (sans commentaire), etc.
Lorsqu'on me pose cette question là, je réponds généralement "la magie"! L'animal peut rire, les chimpanzés le font très bien, il peut éprouver de l'amour, de la compassion et de l'intelligence en fonction de sa propre évolution et sa proximité du règne humain. A défaut, l'animal peut imiter l'homme à la perfection car s'il ne parle pas, il peut faire semblant, comme le perroquet, du moins s'exprimer clairement par les gestes, l'attitude... et la PENSEE. Et c'est là que tout s'explique. En fait la réponse la plus exacte à cette question (outre la mienne... bien sûr :-), c'est le manque de la parole, car sans parole, peu de magie, ce dont l'animal est parfaitement incapable! Pensez-vous que si un perroquet surdoué récitait une incantation il obtiendrait des résultats? Eh bien non, parce que c'est impossible (ceci dit je ne prétends pas qu'il n'y aurait aucune réaction; il n'y aurait juste pas de résultats conluants). La magie est classée "chasse gardée" et est strictement réservée à la seule et unique condition humaine (ou supérieure), et il y a d'excellentes raison à cela que nous allons aborder tout de suite.
Le corps humain, tant physique que subtil puisque les deux aspects sont plus qu'indissociables (la seule idée de les dissocier est un non-sens en soi), est constitué d'outils qui ont été "pensés" pour figurer dans l'attirail naturel du magicien. Autant dire que par nature, l'être humain EST magicien et c'est pour ça qu'on dit de lui qu'il est d'essence Divine (sans vouloir ne circonscrire la Nature Divine QUE à un état de "magicien suprême")!
Nous allons étudier ici tous les aspects entrant en jeu dans le déclanchement d'un phénomène dit "magique", tant intérieurs (surtout) qu'extérieurs (également) au praticien.
Première chose, le magicien a besoin de sa CONSCIENCE (d'où l'entraînement indispensable au renforcement de sa concentration). Il a ensuite besoin de son énergie vitale (d'où la culture d'une hygiène de vie correcte en terme de nourriture et boissons, et de rythme de vie), de ses chakras et des canaux subtils permettant la circulation de l'énergie dans le corps, de l'un à l'autre de ces chakras (même remarque qu'entre les précédentes parenthèses), de qualités intérieures développées au maximum de ses possibilités allant dans le sens de la maîtrise de ses désirs, de ses pensées, de ses émotions et de ses sentiments (chacun de ces aspects étant en lien avec les chakras et le Plan subtile sur lequel chacun d'eux vibre), en somme, d'une excellente maîtrise de lui-même (voir pour plus de détails sur ce sujet précis, la rubrique "L'importance fondamentale de la maîtrise de soi"). A cela s'ajoute quelques éventuels instruments, selon la nature de l'acte occulte pratiqué (là aussi, je vous invite à vous reporter à la rubrique "Les instruments de la magie" pour plus de détails).
Simulation
Imaginons
maintenant que nous somme ce magicien et que nous souhaitions par exemple
(attention, ce n'est qu'un EXEMPLE TOTALEMENT FICTIF destiné à illustrer mes
propos) faire en sorte qu'une grande manifestation annuelle organisée en
intérieur, bien ancrée dans les moeurs, et ayant traditionnellement lieu depuis
très longtemps, soit purement et simplement annulée (quelle que soit la raison
qui motive notre magicien virtuel).
Je choisis cet exemple de par la force de l'eggrégore constitué par un ensemble important de personnes réalisant cette manifestation à couvert pour parer à toute éventualité de gêne due à la météo, et très ancrée dans les habitudes. Cette force eggégorielle est d'autant plus difficile à contraindre par le fait d'un seul individu (notre magicien en l'occurrence, qui, précision utile, va agir seul), que l'énergie a déployer de façon magique va devoir être importante, d'où l'intérêt de ne négliger AUCUN aspect de la procédure (le rituel) qui va être mis en place pour opérer.
Première étape, nous (le magicien) choisissons le type magique à utiliser (nous admettons par là que nous soyions experts en l'usage des quatre magies -voir rubrique "Les quatre magies fondamentales" que sont les magies naturelle, analogique, évocatoire, et psychique, ce qui constituerait un réel tour de force, mais... nous sommes un GRAND magicien...!). Nous choisirons pour l'occasion la magie analogique, qui est la plus explicite des quatre dans le cadre de cette démonstration, et qui, de toute façon, fait comme toujours intervenir les trois autres à divers et moindres degrés.
Deuxième étape, nous
établissons un calendrier de l'opération, raison pour laquelle nous nous y
prenons très longtemps à l'avance afin d'avoir le maximum de temps devant nous
pour mettre en place les divers processus opératoires, principalement liés à la
préparation personnelle, mais également aux conditions astrales par
l'établissement d'un thème (c'est le thème astral du moment de l'opération,
exactement à l'image du thème astral dressé pour un individu à sa date de
naissance). Entrent en jeu également les divers éléments des interdépendances
quaternaires que nous passerons sous silence afin d'alléger le contenu de la
rubrique.
Il convient en effet de déterminer les influences planétaires qui seront
favorables à notre action, mais également celles qui pourraient lui être
opposées. De la même manière, nous déciderons du jour de la semaine qui doit
convenir pour entamer le rituel, de l'heure (magique) adéquate, et du nombre de
jours successifs nécessaires à sa réalisation.
Troisième étape, il nous faudra nous procurer, si nous ne les avons pas sous la main, les divers instruments qui nous seront nécessaires à la parfaite exécution du rituel. Cela inclut les instruments rituels ou "armes" magiques, mais également les divers composés, généralement végétaux, qui vont intervenir dans le rituel lui-même (voir la rubrique "Les encens et les principes fumigatoires").
Une fois cela déterminé, nous
mettrons au point le calendrier de notre propre préparation au rituel car il ne
s'agit pas de s'y mettre comme ça, en revenant d'un match de foot par exemple,
ou d'une séance de shopping en centre commercial...
Une fois que ce calendrier est dressé et que nous avons mis au point le
programme de notre préparation, nous allons enfin pouvoir commencer à réfléchir
au déroulement du rite magique lui-même (nous verrons plus loin la différence
entre rite, rituel, etc.).
On ne va pas entrer dans tous les détails de ces différentes étapes, on ne s'en sortirait plus, sans compter qu'on serait très largement hors sujet. A bien y réfléchir, ça demanderait un livre entier. Nous allons convenir du fait que tous les éléments sont réunis et que nous allons pouvoir nous préparer à débuter le rituel, maintenant que notre objectif est fixé, et que nous nous sommes dûment préparé à l'accomplir.
Dès lors, nous devons consacrer toute notre énergie, toute notre volonté, toute notre imagination, tout notre temps, et toute nos pensées, au but à atteindre, plus particulièrement au moment du déroulement des différentes phases du rituel comprenant toujours invariablement ouverture, déroulement, et clôture. Puisque nous avons recours à la magie analogique, il nous faut un "témoin" qui symbolise de façon vivante, la cible à atteindre (l'énergie en rapport avec la préparation destinée au déroulement de la manifestation que nous voulons faire avorter). Nous partons du principe que ce témoin est CHARGE, c'est-à dire qu'il vibre TRES EXACTEMENT l'énergie de ce qui constitue notre cible; cette charge étant intervenue par un moyen qu'il serait, une fois encore, trop long de détailler ici. La puissance magique sera, dans notre exemple fictif, déployée par la radionique au moyen d'un pendule émetteur par exemple, et bien sûr grâce à l'action psychique du magicien; action exprimée par toute la force de son impérieuse volonté!
A ce moment précis, voici comment procéder psychiquement
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Ces deux étapes sont très importantes car parmi le potentiel d'énergie magique déployée, il est question de "qualité" et de "quantité", ou également, pour reprendre des termes empruntés aux sciences physiques, "l'intensité" et la "tension". En l'occurrence, ici la puissance de l'émotion de la victoire (ET CELA QUELLE QUE SOIT LE DEGRES DE VICTOIRE ENVISAGEABLE, A TORT OU A RAISON) est la puissance de l'INTENSITE magique (ou qualité). La force de cette visualisation et de cette émotion simulée, directement en lien avec notre faculté de concentration, en est la TENSION (ou quantité) Pour que cette notion quasi-essentielle soit plus claire, prenons un exemple disons "graphique".
Ce vu-mètre serait là pour mesurer la qualité de notre puissance magique; le but étant bien sûr d'obtenir un succès total, ce qui amènerait alors le vu-mètre à monter au plus haut degrés de ses graduations, MAIS EGALEMENT à le faire progressivement passer de la couleur bleu à la couleur rouge! La moyenne des deux résultats, la hauteur de la graduation atteinte, et le passage au rouge, étant la mesure de la qualité de notre action magique. Faire monter le vu-mètre au maximum en le laissant vaguement violet pâle veut dire tension (concentration) maximum mais intensité (qualité de visualisation et de simulation émotionnelle) médiocre, ce qui équivaut à un puissant résultat médiocre! Laisser le vu-mètre à peine au tiers supérieur du minimum de ses graduations mais avec une couleur rouge intense veut dire intensité (qualité de visualisation et de simulation émotionnelle) maximum mais une tension (concentration) médiocre, ce qui équivaut à un faible résultat de qualité excellente! Laisser le vu-mètre en bas et en plus de couleur bleu équivaut au résultat obtenu en regardant la Star'Ac à la télé (magiquement parlant bien sûr). La moyenne entre les deux
résultats équivaut à la valeur de notre succès magique qui aura toute l'INTENSITE
indiquée par la hauteur du vu-mètre et toute la puissance de la couleur
rouge. Le problème pour mathématiser ces éléments est que les moyens (scientifiques) de mesure du phénomène (donc de quantification) sont sérieusement manquants. On ne peut qu'interroger son intuition (et ceci n'est en rien une pratique hasardeuse!) afin de savoir quel était notre potentiel réel, tant en tension qu'en intensité. |
En agissant ainsi, nous étant placés dans les conditions requises définies jusqu'à présent, voilà ce qui se produit sur les Plans subtils (car sans Plans subtiles, pas de magie...).
Mode opératoire (voir rubrique "Aperçu exhaustif des corps subtils de l'homme").
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Le président de l'association organisant la manifestation se disputant avec le trésorier, ce dernier l'aura dénoncé comme ayant mis la main à la caisse, les membres se révoltant contre l'idée d'avoir pu être ainsi exploités annonceront leur intention de manifester leur mécontentement en faisant acte d'absence et l'association, au vu des malversations de son Président, sera dissoute, et... la manifestation annuelle ANNULEE... par le PLUS GRAND DES HASARDS!
Nous pourrons donc, comme nous nous y étions engagés un peu à la légère il est vrai, inviter effectivement nos quelques 150 amis à venir fêter notre anniversaire dans la salle qui devait, le même jour, accueillir la manifestation qui a bizarrement été annulée... comme ça tombe bien!
L'importance du phénomène incantatoire
Comme je le soulignais plus haut, l'incantation est une chose semble-t-il tout à fait mineure dans le déroulement d'un rituel, hormis dans le contexte très étroit d'un rituel évocatoire puisque l'appel, à proprement parler, la convocation (vocale) de l'entité évoquée, à se manifester devant le magicien, est tout à primordiale.
En effet, on pourrait penser qu'au cours de quelque rituel que ce soit et qui ne soit donc pas évocatoire, la psalmodie, ou tout autre forme d'énoncé vocal, n'ayant spécifiquement aucune raison d'être en apparence, pourrait tenir davantage du folklore que de l'utilité concrète.
Eh bien que ceux qui suivent se résonnement se détrompent. Néanmoins, "tout ce dont le magicien doit avoir recours dans la pratique de son Art doit être sévèrement ménagé hors du contexte dans lequel il doit y avoir recours" (règle n°5 de la Magie Initiatique).
Ce qui signifie que pour que la voix humaine ait la portée qu'on est en droit d'attendre d'elle, elle doit être économisée. Un magicien qui se prépare à l'exécution d'un rituel doit s'astreindre autant que ça lui est possible, à une abstinence vocale, s'inscrivant dans la liste de tous les types de jeûnes auquel il est sensé être soumis (jeûne alimentaire, soit, mais également jeûne sexuel, jeûne noétique -donc en lien avec la pensée, et s'il ne peut matériellement pas s'abstenir de générer des pensées, alors qu'il les maîtrise, jeûne gestuel, -même remarque, etc.).
Celui ou celle qui bavarde sans cesse, que ce soit pour ne rien dire ou dire des choses quand bien même intelligentes, disperse une énergie précieuse qui, comme toute énergie circulant en lui, devrait être maîtrisée. L'adage dit que le silence est d'or, ce n'est pas non plus pour rien.
Une fois la parole retenue et maîtrisée durant les trois semaines qui précède l'exécution du rituel (mais plus particulièrement les trois derniers jours), le magicien peut se préparer à user de son verbe qu'il devra, lui aussi, le moment venu, maîtriser aussi parfaitement que possible. Aucune erreur ne lui est consentie; la magie n'étant pas une discipline de l'à peu près. Donc ni bafouillage, ni hésitation. Dans ce but, l'incantation sera soigneusement préparée préalablement (à moins que le texte incantatoire soit une composante intime du rituel), et dans le meilleur des cas, appris par coeur, mais en s'assurant d'éviter tout risque de trou de mémoire, faute de devoir clôturer précipitamment le rituel qui, même sans cela, resterait dès lors sans effet.
En prononçant l'incantation prescrite, hormis toutes considérations relatives à la connexion du magicien avec l'eggrégore lié éventuellement au texte de l'incantation elle-même; connexion rendue active par sa prononciation, une mise en résonance analogique est immédiatement opérée avec le chakra pharyngé, "Vishuda", ayant son centre de projection dans la glande tyroïde; ce "centre de force" étant intimement lié à la voix elle-même.
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Si le texte en question est en langue étrangère, il se devrait d'être prononcé à la perfection dans l'accent même de la langue, faute de voir son effet altérer! Donc méfiance avec le Latin par exemple, qui ne se prononce PAS à l'Italienne, MAIS à la FRANCAISE, exactement comme au temps des Romains! Par exemple, "angelus" ne se dit pas "an-n-djé-lous" mais "anne-gué-louss". Ou encore "Sicut in coelis" ne se dit pas "si-coute-in-tchélis" mais "sicoute-in-co-élis"; le Latin ecclésiastique étant un gros "à peu près" lié au fait de la suprématie italienne sur l'Eglise Catholique Romaine. |
Au moment de la prononciation du texte incantatoire, voici donc ce qu'il se passe.
Le signifié (la signification profonde du texte en question qui n'en est, lorsqu'il est prononcé, que la traduction codée afin d'être rendue audible), de par la prononciation des termes de l'incantation, fait vibrer le chakra pharyngé qui se charge de l'énergie de ce signifié, qu'il rayonne aussitôt sur le Plan subtile avec lequel il est en connexion (avoir CONSCIENCE de ce phénomène le rend bien évidemment beaucoup plus probant). Ce Plan est le Plan Causal, donc comme son nom l'indique, le Plan des causes principielles et fondamentales présidant à toutes manifestations sur les autres Plans qui lui sont inférieurs hiérarchiquement et qui lui sont soumis, à savoir toutes les dimensions du Plan Astral, et par conséquent le Plan Ethérique, et donc également le Plan Physique de la matière dense!
On peut dès lors comprendre à quel point la voix est un instrument aussi précieux que sacré, et combien ceux qui en font usage de façon inconsidérée, comme pour médire (au maudire), insulter, mentir, etc., commettent quelque part un acte de sacrilège au regard de "ce qu'il y a derrière", mais aussi gaspillent un TRESOR inestimable de POUVOIR... Et le fait est que par leur attitude même, ils se coupent naturellement de toute possibilité d'en faire usage, même en connaissant l'art et la manière d'opérer.
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ADDENDUM
Rite, rituel, et cérémonie
Ces
trois aspects de la pratique magique constituent son ensemble structurel
autour duquel l'acte doit prendre forme.
Pourquoi associer, en
principe (ce n'est pas toujours vrai), un aspect rituel à la pratique magique?
Le fait est qu'en cette matière, il n'est jamais conseillé de transgresser la
"procédure" liée à l'accomplissement d'un acte magique, dans la mesure où le
praticien ne dispose que d'une marge de manoeuvre étroite s'il escompte un
résultat de ses pratiques. Ainsi le rituel est la prescription exacte du "mode
d'emploi" lié à la façon de procéder, associant mode de déroulement, gestes,
paroles, etc. Le rituel structure donc entièrement l'exécution de l'acte
magique afin que celui-ci ne soit AUCUNEMENT laissé au hasard. Bien sûr, ce
rituel n'est pas fondamentalement immuable (rien ne l'est, sauf chez les
"fanatiques" et autres "conservateurs", qui comme tout pratiquants de solutions
extrêmes, s'éloignent de fait du chemin même qu'ils souhaitent suivre
absolument, RIEN n'étant éternel). La "mise à jour" d'un rituel peut être
prescrite afin de mieux se conformer aux moyens dont dispose l'époque
accueillant son déroulement, soit parce qu'il existe une amélioration concrète
à lui apporter, etc. Cela n'inclut pas la possibilité de procéder une fois
comme ci, et la fois d'après comme ça...!
Ainsi, parler de "magie rituelle" est un non sens. On parlera alors davantage, et a contrario, de "magie personnelle", c'est à dire d'un ensemble d'actes à vocation magique mais qui ne correspondent pas au suivi d'un rituel, mais plutôt à l'exécution d'une ou plusieurs techniques, telles que peut en faire intervenir la pratique de la radionique, utilisée en l'occurrence à des fins magiques. Dans ce cas, l'opérateur ne se place pas dans la position de "magicien", mais plutôt dans celui de technicien dans le cadre de l'exécution d'une pratique ayant des conséquences magiques, ce dont tout le monde, au sens très large du terme, est susceptible d'être capable. Ceci inclut donc que tenir cette position de "technicien", NE NECESSITE PAS LE RECOURS A L'INITIATION, contrairement à celle du magicien en tant que tel, et quand bien même il y aurait largement confusion entre ces deux aspects pourtant très différents.
La "magie rituelle" est donc de la "magie" tout court, alors que la "magie personnelle", finalement quelque part n'en est pas... même si ces effets peuvent être puissants malgré tout.
Selon l'ensemble des grands dictionnaires de la langue française (Littré, dictionnaire de l'académie française, etc., qui incluent un contexte plus spécifiquement religieux), le "rituel" est un livre contenant l'ensemble des cérémonies, elles-mêmes constituant un rite.
Dans un contexte plus spécifiquement magique au contraire,
La magie cérémonielle est donc un ensemble d'actes magiques, mais réalisés en présence de plusieurs participants, au cours d'un déroulement assez long ayant en principe un objectif global, ou lié au contexte d'une célébration (un solstice par exemple).
En revanche si l'on parle de cérémonial magique, on parlera plutôt du déroulement rituel de l'acte magique, sans réel rapport avec la "cérémonie" au sens strict du terme.
Les quatre orientations (traditionnelles) du rituel
Primordialement, et il n'y a encore pas si longtemps de ça (un siècle tout au plus), la pratique de la magie, n'avait guère d'autres orientations que les quatre que la tradition nous a laissé (en souvenir), à savoir, les pratiques propitiatoires, expiatoires, exécratoires, et imploratoires, c'est-à dire, dans l'ordre:
En y réfléchissant bien, il n'y a pas eu de si grands changement entre le début du siècle dernier et le nôtre, en tout cas concernant la motivation première des êtres humains.
Conclusion
Si l'ensemble des techniques dont il a été question jusqu'ici vous semblent difficilement réalisable, c'est tout simplement du au fait que l'être humain de notre époque, et sans forme de quelque intolérance que ce soit de ma part, par rapport à ce qu'il devrait être du moins, et surtout comparativement au "modèle sur lequel il a été pensé", n'est plus qu'un petit animal sauvage, purement instinctif, entièrement ignorant du monde dans lequel il vit et dont il s'est construit une image mentale qui le rassure, le rendant inapte à faire usage de plus de 99% de ses facultés naturelles par le simple fait qu'on ne lui a jamais appris à être seulement maître de lui-même... Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de gens sur cette planète qui aient une réelle et profonde conscience de l'ampleur de la décadence et de la dégénérescence de notre actuelle civilisation humaine, rongée jusqu'au coeur par le poison du karma et de l'illusion, autant que du culte du non-effort et donc de la facilité, et surtout encore très éloignée de la moindre envie de s'en défaire.
En cela, nous pouvpons convenir que si l'adage dit que "la paresse est mère de tous les vices", rien n'est plus juste au regard de cette simple logique:
Cependant, le changement d'Ere cosmique pour notre système solaire a connu dès 1986 a permis à notre humanité de connaître une lente et pourtant phénoménale remontée (imposée) de son taux vibratoire, afin que nous puissions saisir notre chance d'être hissés enfin hors du gouffre qui nous tient encore majoritairement si chaud.
Dans les siècles à venir, il est très probable que la magie elle-même sera un concept qui aura disparu tel que nous le connaissons aujourd'hui, malgré les millénaires de son histoire passée, car alors chacun saura en pleine conscience, de façon naturelle et depuis son enfance, qu'il et elle est par nature ce que dans le passé on appelait "magicien(ne)", au sens où la racine de l'homme est Divine, et qu'il est donc lui-même créateur, et que le fondement même de l'existence humaine est d'exprimer le simple fait être le Divin Lui-même.